Insalubrité dans la capitale guinéenne: les citoyens excédés donnent leur avis sur la propreté de Conakry !

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Les déchets plastiques qui ne pourrissent pas, ont fini par boucher les fossés qui drainent l’eau de pluie. Ce qui détourne l’eau dans les foyers de Conakry. Une situation qui préoccupe les citoyens de la capitale guinéenne. Notre reporter est allé à la rencontre de certains habitants de la Commune de Ratoma.

Les rues de Conakry sont jonchées d’ordures ménagères, dominées par endroits par des déchets plastiques non biodégradables. Une situation qui irrite Hadja M’mah Cissé, une citoyenne de la Commune de Ratoma: «La Guinée est spéciale dans son comportement. Il n’y a pas de civisme. Les ordures sont jetées partout. Je ne sais pas dans quel domaine ça marche ici. Nous sommes toujours à l’Etat sauvage. Si le civisme n’existe pas, ce n’est même pas un Etat c’est un pays. Parce qu’aucune loi n’est respectée ici. Chacun fait ce qu’il veut. Ici, c’est la poubelle de L’Afrique. Ça fait mal et quand on pense trop, on a le stress et risque de mourir très tôt », a-t-il déploré.

Les ordures sont un problème mondial, et la Guinée doit y trouver des solutions, souligne Ousmane Barry. Il propose une meilleure réglementation du secteur: « Même les Blancs ont ce problème-là. Chez nous aussi, c’est la même chose. Mais, je crois que pour régler ça, il faut d’abord contrôler la production. Parce ce qu’il y a une chaine : on produit et les gens consomment. Et quand on consomme, on n’en a plus besoin, on rejette. Et quand on jette, ça traine comme ça », fait-il constater.

Pour sa part, Ansoumane Traoré, enseignant, est conscient de l’enjeu que représente la gestion de déchets plastiques dans l’environnement. Il invite l’Etat à agir : « Le plastique ne disparait pas. Donc, ça a des conséquences chimiques. Et plus ça dure, plus ça dégage des produits chimiques qui ne sont pas bons pour la santé. Donc vraiment, il faut que l’Etat prenne ses dispositions par rapport afin de pouvoir mettre en place des unités de transformation de ces déchets plastiques », souhaite cet enseignant.

Mory Hamidou Touré, juriste, indique, lui, qu’il faudra passer d’abord par la sensibilisation des ménages et de toutes les entités qui produisent des sachets plastiques non dégradables. Mais avant, des alternatives s’imposent. « Ces plastiques sont considérés comme un élément chimique qui est néfaste pour la santé. Il faut sensibiliser la population. Mais, on ne peut pas sensibiliser la population sans lui proposer une autre solution. Parce que la sensibilisation est bonne. Mais il faudrait, à côté, une solution. Parce qu’on ne peut pas dire à quelqu’un qu’il ne faut pas jeter ces déchets sans lui montrer l’endroit indiqué pour ça », arbitre ce juriste.

Ces déchets plastiques représentent une menace pour la santé humaine, animale, et empêchent l’écoulement des eaux dans les caniveaux, explique Pr Seny Camara. Au-delà de cet aspect, l’expert en environnement et développement durable, parle des mesures à prendre. « Il faut une gestion, c’est-à-dire le recyclage de cette substance plastique. Que ça soit les foré sacs, que ça soit les bidons en plastique, on peut les transformer en d’autres produits. On peut aussi faire une transformation énergétique. Aujourd’hui, vraiment, l’Etat doit se lever pour mettre fin à ça », s’étrangle-t-il.


SOW Ousmane2 pour factuguinee.com

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