Déguerpissement à Kipé 2: 152 familles sommés de quitter vont saisir la justice !

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Les habitants du quartier Kipé 2 menacés de déguerpissement, ont rencontré la presse ce jeudi 20 septembre. Ces habitants dénoncent cette expropriation et menacent de traduire le gouvernement en justice.

Depuis le 30 juillet 2018, 152 familles de Kipé 2, ont reçu des lettres d’un huissier de justice, leur demandant de quitter les lieux, au plus tard le 30 septembre. A quelques jours de l’expiration de ce délai, les concernées ont saisi un avocat et comptent se pourvoir en justice.

« Beaucoup d’entre nous, sommes soient des coutumiers, soient des recasé qui détenons nos plans de masse, des autorisations d’occuper, l’autorisation de construire et les certificats de propriété qui tenaient lieux de titre fonciers à l’époque. Nous nous sommes rendus comptent, que les lots en causes, d’après la lettre, ne correspondent pas aux lotissements figurant dans les documents que nous possédons« , explique Ousmane Baldé, porte-parole des familles.

En plus de cela, il y a une confusion de nom, entre l’endroit inscrit sur la lettre de l’huissier, et les lots à déguerpir.

« Comprenons nous bien, nous ne nous appelons pas Koloma. Notre zone, tous les documents en notre possession l’attentent, nous sommes Kipé 2. Kipé 1 se situe au delà des rails« , ajoute-t-il.

Avant de préciser: « nous avons reçu une lettre nous demandant de quitter les lieux, au plus tard le 30 septembre. Nous nous sommes aperçus que l’ordre de mission qui a été délivré par Monsieur le secrétaire général du Ministère de la Ville et l’Aménagement du Territoire, dit expressément, que la mission consiste à faire le bornage des lieux concernés et à faire l’expertise et l’évaluation des bâtiments avant quoique ce soit ».

Plusieurs habitants du quartier disent avoir été dessaisis de leurs premières parcelles, pour cause d’utilité publique, avant d’être recasés à cet endroit. Ils ne comprennent pas ce revirement subit du gouvernement.

« Pour quelqu’un qui a été déplacé d’une zone à autre, pour un besoin d’utilité, 35 ans après, on vient te dire que tu as fait une occupation illégale. On n’a pas de réponse à ça » , clame Elhadj Malick Barry.

Ces habitants ne comptent pas se laisser faire. Ils vont ester en justice.


Daouda Camara pour factuguinee.com

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