Vers un lundi de tous les risques : le SLECG appelle à poursuivre la grève « de Kassa à Yomou, de Kérouané à Koundara, de Siguiri à Lola. »

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Les négociations entre le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et le gouvernement devaient se poursuivre, le mercredi 3 octobre dernier. Mais, il n’en a été rien. Depuis, ce sont les déclarations des acteurs qui prennent le dessus dans les médias, aggravant du coup le fossé entre les deux parties.

Ainsi, à en croire les sorties de la partie gouvernementale via entre autres, Mohamed Mounir Camara, le représentant du Premier ministre à la table de négociations, l’État compte entreprendre deux mesures. D’abord, aucun enseignant gréviste ne sera payé à la fin de ce mois d’octobre. Ensuite, des mesures de licenciement et de suppléance ou de remplacement, sont également prévues contre les enseignants qui observeraient la grève générale et illimitée déclenchée ce 3 octobre par le SLECG.

Des annonces qui ne semblent pas perturber l’équipe d’Aboubacar Soumah. C’est son adjoint qui est d’ailleurs monté au créneau ce matin, dans l’émission Les Grandes gueules d’Espace FM, pour y répondre. Le secrétaire général adjoint du SLECG déplore une tendance, au sein du gouvernement, à ‘’mettre de l’huile sur le feu’’. Oumar Tounkara jure que le SLECG n’est nullement intimidé par ces menaces.

« Nous n’avons pas peur. Le ridicule ne tue pas. Celui qui a dit cela, il l’a dit à son propre compte. Il n’a pas cette qualité. Cela est une utopie, c’est impensable dans le monde contemporain où la grève est constitutionnelle », a-t-il rappelé.

Plus loin, le syndicaliste assure que le SLECG va réagir, s’il y avait cette provocation. Oumar Tounkara prévient d’ailleurs à témoin l’opinion nationale et internationale. « Notre réaction ne va pas tarder », assène le secrétaire général adjoint du SLECG.

En ce qui concerne la non-effectivité de l’ouverture des classes, le 3 octobre dernier, Oumar Tounkara salue le suivi du mot d’ordre de la grève. « C’est le mot d’ordre de grève lancé par le SLECG qui a été respecté », a-t-il répondu à une question d’un journaliste. Ce dernier lui laissait entendre que l’ouverture des classes en milieu de semaine n’a souvent pas mobilisé les enseignants et les élèves en Guinée.

En tout cas, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, dit maintenir son mot d’ordre jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à leur revendication principale. C’est-à-dire un salaire de base de huit millions (8 000 000 GNF) par enseignant. « Une revendication qui est négociable », a réitéré Oumar Tounkara.

Le secrétaire général adjoint du SLECG d’Aboubacar Soumah, conclut, péremptoire, sur cet appel : « Nous demandons à tous les enseignants d’observer le mot d’ordre de grève à partir du lundi prochain, de Kassa à Yomou, de Kérouné à Koundara, de Siguiri à Lola. »




Adama Bah pour factuguinee.com

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