Moralisation de la gestion des affaires publiques: l’Inspection générale d’État assure «aucun gestionnaire n’échappera au contrôle»

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Soupçonné de n’enquêter que sur les affaires de ceux qu’Alpha Condé souhaite mettre à la touche, l’Inspection générale d’Etat précise qu’elle n’agit qu’à la demande du président de la République. Elle assume également «son travail» dans les dossiers qui ont valu le départ à Paul Moussa Diawara de l’Office guinéenne de publicité (OGP) et de Sekou Camara de l’Office guinéenne des chargeurs (OGC) ainsi que de Kelefa Sall de la Cour constitutionnelle.

Sur l’émission Œil de lynx, ce mardi 9 octobre 2018, l’ancien vice-président du parti GPT, Niamey Diabaté, aujourd’hui inspecteur général d’Etat défend : «Le directeur de l’Ogp était membre de la mouvance présidentielle et le directeur l’Ogc du Bureau politique national du Rpg Arc-en-ciel. Cela n’a pas fait qu’ils échappent au contrôle. Ils sont au tribunal. Personne n’échappe au contrôle», prévient-il.

Il regrette toutefois qu’en Guinée les gens fondent leurs jugements, non pas sur la réalité, mais sur des suppositions. «Quand vous avez un chef quelconque, exercez-vous à connaître son caractère. Quand vous avez un président de la République qui a été précédé par d’autres, habituez vous a son caractère. Les guinéens, eux, ils sont hostiles à cela. Ça fait 7 ans que le professeur Alpha Condé est là, les guinéens refusent de le pratiquer. Moi, je le pratique et je le respecte. Le président de la République nous a garantis, et je sais que ce n’est pas un menteur, qu’aucun gestionnaire n’échappera au contrôle.»

Accusée d’avoir précipité la destitution du président de Cour constitutionnelle à cause de son audit accablant celui-ci, l’Inspection générale d’Etat, précise M. Diabaté, a déposé son rapport depuis 2016. Et dans ce cas, soutient-il, les soupçons d’une quelconque implication de l’Inspection dans la destitution de Kèlèfa Sall seraient fondées.

«Il y aura une proclamation de contrôle sur tous les actes de gestion en République de Guinée. Cette volonté politique part d’un vide institutionnel qu’il faut combler », souligne l’inspecteur avant de rappeler que la Guinée a été notée sur le plan mondial 5e pays réformateur du monde.


Adama Bah pour factuguinee.com

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