Pré-universitaire guinéen : grève des enseignants au public, peur bleu au privé… !

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À l’image des écoles publiques, les établissements d’enseignement privés peinent à connaître une rentrée scolaire effective. Une situation qui préoccupe les responsables des écoles privées.

Ce mardi 09 et mercredi 10 octobre, notre reporter a fait le tour dans quelques établissements privés situés dans la commune de Ratoma. Le visiteur est désappointé par le constat sur le terrain.

Les enseignants du privé sont présents dans les salles de classe. Mais les apprenants, en majorité, quant à eux, n’ont pas repris le chemin de l’école.

Au complexe scolaire "PALAGA INTERNATIONAL" , sur un effectif près de 1000 élèves, il n’y a eu que 200 qui se sont présentés depuis le 3 octobre dernier. Le directeur général de cet établissement nous a confié qu’ils ont recommencé les cours depuis la semaine dernière. Malgré la faiblesse des statistiques, dit-il, les professeurs, eux, viennent tous les jours. « Parce qu’on ne s’absente pas dans les écoles privées. La première semaine, on avait eu une centaine d’élèves présents. Nous sommes jusqu’à présent à 200 pour des effectifs près de 1000 élèves. Nous constatons qu’il y a une réticence au niveau des parents d’élèves. Les classes d’examen sont remplis, mais les classes intermédiaires ne connaissent pas une réelle reprise », admet-il.

Le Directeur Général du groupe scolaire "FIDEL CASTRO", lui, s’indigne de la situation. Bah Souleymane BT ne comprend pas ce refus des parents d’élèves de laisser leurs enfants venir à l’école. À l’en croire, « Depuis le mercredi passé, jusqu’à aujourd’hui, on ne voit pas les élèves. Je ne sais pas cela est dû à quoi. Nous sommes un peu étonnés. Les parents tiennent compte de quoi pour se réserver d’envoyer leurs enfants à l’école ? Nous, nous sommes autonomes. Nous ne sommes pas comme les écoles publiques. Ça nous fait peur pour le futur », s’est-t-il lâché.

Selon le Directeur des études au groupe scolaire "LE MOU", cette situation est due à la grève lancée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) d’Aboubacar Soumah. Djibril Kone appelle les parents d’élèves de libérer les enfants à destination de l’école. « L’éducation est la clé du succès. » a-t-il conclu.


SOW Telico pour Factuguinee.com

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