Dos au mur, Aboubacar Soumah appelle à l’unité syndicale pour contrer le Premier ministre Kassory : « Il est le premier à rompre le dialogue »

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L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) a organisé vendredi 02 novembre, en présence de tous les secrétaires généraux des centrales syndicales affiliées, a tenu une réunion en vue d’annoncer pour le 19 au 21 novembre la tenue de son prochain congrès si longtemps attendu.
Au cours de cette réunion, Aboubacar Soumah, secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), qui vient de signer son retour au sein de la centrale-mère, a demandé à ses pairs syndicalistes de lui prêter main forte dans son mouvement de revendication des huit millions de francs guinéens comme salaire de base pour chaque enseignant.

Depuis plusieurs jours déjà que les négociations autour des 8 millions entre le gouvernement et le SLECG sont suspendues, Aboubacar Soumah accuse le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana d’être le responsable de la rupture du dialogue.

« Le secteur de l’éducation depuis le 03 Octobre dernier le SLECG a déclenché une grève sur toute l’étendue du territoire national et aujourd’hui, ce mot d’ordre de grève est observé par l’ensemble des enseignants titulaires de Conakry à Yomou », a commencé par rappeler le syndicaliste.

Partant de ce constat, le camarade Aboubacar Soumah déplore le comportement du Premier ministre qui opte pour la fermeté face à ce qu’il appelle les revendications farfelues des enseignants.

« Jusqu’a présent, malgré cet état de fait, le gouvernement n’a pas daigné inviter le bureau exécutif du SLECG pour ouvrir les négociations autour du principal point de revendication à savoir la fixation du salaire de base à 8 millions de francs négociable comme nous l’avons toujours dit. Et il faut aussi avec désolation déclarer que le Premier ministre, qui, constitutionnellement est responsable du dialogue social, il est le premier à couper le dialogue. C’est lui qui nous a demandé d’attendre que le gouvernement soit installé et après il va s’occuper de notre point revendicatif et en réponse, il dit, pas de négociation jusqu’en 2020 », s’est insurgé le secrétaire général du SLECG.

« Ils ont recruté des contractuels qui sont entraient de donner des cours, mais quels cours ? Ces contractuels sont aujourd’hui rejetés par les élèves », a-t-il ajouté.

Et Aboubacar Soumah de conclure en remerciant une fois de plus les parents d’élèves pour leur soutien avant de remercier et féliciter les enseignants qui continuent à observer ce mot d’ordre de grève.
A noter qu’avec l’engagement du Gouvernement à respecter la loi syndicale dans toute sa dimension en gelant le salaire de tous travailleurs grévistes qui boudent les classes durant le mois d’octobre. Cette décision a été respectée car, aucun travailleur gréviste n’a encore reçu son salaire. Depuis le 1er novembre, plusieurs enseignants grévistes ont repris la classe par peur dans la durée
de perdre son emploi dans un pays où la jeunesse tire la diable par la queue faute d’emploi.

Affaire à suivre !

SOW Ousmane2 pour Factuguinee.com

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