Grève des enseignants du pré-universitaire: jusqu’où ira le bras de fer Gouvernement-SLECG ?

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Pratiquement, nous sommes au deuxième mois de grève des enseignants du secteur éducatif. Aucune issue n’est pour le moment trouvée par le Gouvernement pour répondre aux attentes du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, qui demande une augmentation d’un salaire de base de huit (8) millions de francs guinéens. Depuis la date du 3 octobre, la rentrée des classes n’est toujours pas effective, et les enseignants titulaires boudent les établissements d’enseignement publics. Les cours sont donc perturbés, malgré que le Gouvernement ait procédé à un gel de salaire des formateurs.

D’ailleurs, ce gel de salaire au compte du mois d’octobre de plus de 4.000 enseignants dont il est question, a irrité la colère du Secrétaire Général du SLECG en l’occurrence Aboubacar Soumah et ses camarades, qui ont de leur côté durci le ton et exigé le paiement intégral des huit millions qui selon eux, sont désormais non-négociables.

La grève étant une réalité, le Gouvernement qui use d’une force pour faire fléchir ses partenaires sociaux, fait recourt au robuste député du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle. Damaro n’a pas obtenu gain de cause, même s’il était accompagné de Deen Touré de l’Alliance Républicaine et de l'ancien ministre de la pêche André Loua. Ces gens ont tout fait, mais la proposition n’a pas été à la hauteur, la grève continue donc.

Le président du Groupe parlementaire issu de ses personnes de bonne volonté comme l’indiquait le Général Soumah à notre téléphone lundi, n’a pas su défendre sa thèse et convaincre ce dernier. La tentative de sortie de crise a échoué. Il a proposé une forme de deal au Syndicat de l’Education. C’est-à-dire, les enseignants acceptent la reprise des cours dans les écoles, afin de procéder à un recensement des enseignants. Damaro Camara préconise une décantation avant de procéder au paiement d'un salaire décent aux formateurs. En contrepartie, Soumah et ses camarades syndiqués verront certainement une amélioration de leur salaire en 2019.

Sauf que cette proposition des hôtes de Soumah n’aura pas de suite. Les syndicalistes ont rejeté l’offre tout en exigeant du Gouvernement le paiement sans conditions des huit millions, avant de procéder à un recensement des enseignants.

C’est toute une discussion de plusieurs heures, qui n’aura accouché que d’une souris


SOW Ousmane2 pour Factuguinee.com
Grève des enseignants du pré-universitaire: jusqu’où ira le bras de fer Gouvernement-SLECG ?

Pratiquement, nous sommes au deuxième mois de grève des enseignants du secteur éducatif. Aucune issue n’est pour le moment trouvée par le Gouvernement pour répondre aux attentes du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, qui demande une augmentation d’un salaire de base de huit (8) millions de francs guinéens. Depuis la date du 3 octobre, la rentrée des classes n’est toujours pas effective, et les enseignants titulaires boudent les établissements d’enseignement publics. Les cours sont donc perturbés, malgré que le Gouvernement ait procédé à un gel de salaire des formateurs.

D’ailleurs, ce gel de salaire au compte du mois d’octobre de plus de 4.000 enseignants dont il est question, a irrité la colère du Secrétaire Général du SLECG en l’occurrence Aboubacar Soumah et ses camarades, qui ont de leur côté durci le ton et exigé le paiement intégral des huit millions qui selon eux, sont désormais non-négociables.

La grève étant une réalité, le Gouvernement qui use d’une force pour faire fléchir ses partenaires sociaux, fait recourt au robuste député du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle. Damaro n’a pas obtenu gain de cause, même s’il était accompagné de Deen Touré de l’Alliance Républicaine et de l'ancien ministre de la pêche André Loua. Ces gens ont tout fait, mais la proposition n’a pas été à la hauteur, la grève continue donc.

Le président du Groupe parlementaire issu de ses personnes de bonne volonté comme l’indiquait le Général Soumah à notre téléphone lundi, n’a pas su défendre sa thèse et convaincre ce dernier. La tentative de sortie de crise a échoué. Il a proposé une forme de deal au Syndicat de l’Education. C’est-à-dire, les enseignants acceptent la reprise des cours dans les écoles, afin de procéder à un recensement des enseignants. Damaro Camara préconise une décantation avant de procéder au paiement d'un salaire décent aux formateurs. En contrepartie, Soumah et ses camarades syndiqués verront certainement une amélioration de leur salaire en 2019.

Sauf que cette proposition des hôtes de Soumah n’aura pas de suite. Les syndicalistes ont rejeté l’offre tout en exigeant du Gouvernement le paiement sans conditions des huit millions, avant de procéder à un recensement des enseignants.

C’est toute une discussion de plusieurs heures, qui n’aura accouché que d’une souris


SOW Ousmane2 pour Factuguinee.com

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