« Le gouvernement n’a pas le droit de les tuer à la fleur de l’âge… » s’écrient les femmes de l’Opoosition

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Les femmes de l’opposition républicaine n’en finissent pas de fulminer contre les assassinats de jeunes guinéens lors des manifestations politiques. Ce mardi 6 novembre, au QG de l’UFDG, au sortir d’une plénière, Maimouna Bah Diallo, la vice-présidente de cette coalition, a déploré l’étouffement de leur marche le mardi dernier. Une marche dont l’objectif était pourtant une rencontre d’échange avec le ministre en charge de la Sécurité et de la protection civile.

« Notre marche n’avait pas été autorisée la dernière fois. On a retenu que le ministre n’a pas accepté de nous voir. Ce que nous regrettons vraiment. Parce que c’était une occasion pour lui et nous de rester ensemble et parler de ce fléau qui mine notre pays. Un fléau qui n’est autre que l’assassinat de nos enfants et la destruction de l’avenir de ce pays. Malheureusement, il n’a pas voulu assumer cela, il n’a pas voulu nous recevoir. » a-t-elle déclaré.

C’est pourquoi, assure Mme Bah Diallo, elles ont décidé de revenir à la charge en envoyant un courrier. « On aurait souhaité qu’il accepte de nous recevoir pour qu’ensemble nous parlions de cela, en vue d’une solution, parce qu’aujourd’hui, c’est lui (Alpha Ibrahima Keira) le responsable de ces forces de l’ordre. Il faut qu’on le rencontre pour qu’on lui dise ce qui se passe exactement sur le terrain. » justifie-t-elle.

Cette audience est appelée de tous leurs vœux par les femmes de l’opposition républicaine.

« Quand le ministre de la Sécurité et de la protection civile dit facilement que ce sont les bandits qui sont en train de tuer nos jeunes. Nous allons lui donner les preuves que ce sont les agents des forces de l’ordre qui sont dans les pick-up du gouvernement qui sont en train de tuer. Et on a donné l’exemple sur le dernier jeune qui a été tué par les agents qui étaient dans le pick-up numéro 7. C’est une réalité. Nous avons les photos, nous avons toutes les preuves. » jure la vice-présidente des femmes de l’opposition.

Et de conclure en ces termes : 《Le gouvernement a le droit d’éduquer ces enfants, de préparer leur l’avenir et non de les tuer à la fleur de l’âge. C’est à eux de protéger les personnes et leurs biens, qu’ils le comprennent. 》 A rappelé la vice-présidente des femmes de l’opposition républicaine.

Tout porte à croire que l’on est loin de la fin du décompte macabre, puisque la journée ‘’ville-morte’’ de ce mercredi 7 novembre, aurait provoqué, la mort, par balle, d’un autre jeune à Cosa.


Daouda Camara pour Factuguinee.com

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