Première comparution de Boubacar Diallo au TPI de Dixinn : La ‘’Grenade’’ n’aura finalement explosé qu’en larmes ...

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Boubacar Diallo allias ‘’Grenade’’ était à la barre, ce lundi 11 févier, au tribunal de première instance de Dixinn, pour répondre des accusations portées contre lui. Au cours de cette audience, Boubacar Diallo dit Grenade a nié toutes les accusations portées sur lui.

« On m’a forcé de reconnaître une arme. J’ai dit que c’est à eux de reconnaître cette arme… Je n’ai jamais détenu une arme. On me l’a remise à la gendarmerie. J’entends le nom PMAK, mais je n’ai jamais touché à cela », s’est-il défendu. En révélant les différentes tortures qu’il aurait subies.

Interrogé par les journalistes au sortir de l’audience, Me Salif Beavogui un des avocats de la défense, a soutenu, qu’en réalité, ce sont les gendarmes qui devaient être, aujourd’hui, devant la barre puisque, dit-il, ce sont eux qui ont tiré sur lui (Grenade, ndlr).

« Vous êtes témoins qu’il n’a pas pu retenir ses larmes, toutes les questions étaient répondues par des larmes d’innocence, d’impuissance, de dépassement », a-t-il fait constater.

Par conséquent, l’avocat de la défense soutient que ce procès, « c’est le procès de la honte, du non-droit. Pourquoi ? Parce que dès son déferrement au tribunal, nous avons attaqué la procédure. » Avant d’indiquer que, depuis le 23 avril 2018, le dossier a été annulé par la violation substantielle des règles de droit de la défense. Et que, poursuit-il, ce jeune depuis le 23 avril 2018 devait être libéré. « Mais, on a continué à le garder. Je ne sais pas pour faire plaisir à qui ? » S’interroge-t-il.

Me Salif Béavogui de regretter : « Dans cette affaire, on a parlé de tentative de meurtre, mais cependant, les gendarmes qui ont pensé qu’ils ont été victimes de cette tentative, n’ont jamais été entendus par les magistrats. Ils n’ont jamais été confrontés à notre client de l’enquête préliminaire jusqu’à l’instruction à la barre. Ce qui signifie que ces gendarmes ont inventé une histoire dans le but de neutraliser le jeune et atteindre leur objectif. Conséquence, ces gendarmes ont dit des contre-vérités. Donc, le jeune n’a jamais tenté de tirer sur un gendarme. Au contraire, c’est lui qui a reçu des balles… Ça, c’est une réalité constante. »

Et d’ajouter : « Tous les procès dans lesquels on parle de détention illégale d’arme de guerre et surtout qu’on l’a fait prendre des photos à la gendarmerie, cette ou ces armes devaient être représentées au tribunal. Mais dans le dossier, il n’existe la trace d’aucune arme, même un certificat ou un récépissé délivré par la greffe qui atteste au moins que cette arme a été placée sous scellé. Il n’existe aucune trace d’une arme en dehors des photos que notre client a eu à prendre sous l’effet de la contrainte à la gendarmerie avec le logo qui apparait. », a-t-il renchéri. Tout en déplorant la maladie qu’a ‘’contractée’’ leur client dont ils craignent même pour la vie.

Pour finir : « C’est un dossier politico-judiciaire, monté de toutes pièces dans le seul but de condamner un innocent. Je pense que les magistrats aguerris qui ont la gestion de ce dossier ne se laisseront pas entrainer sur la piste de l’injustice. Nous n’accepterons pas une condamnation injuste, et nous nous opposerons jusqu’à la dernière énergie », martèle l’avocat à la cour.

Il faut noter que l’affaire a été renvoyée à ce mardi, 12 février, pour des réquisitions et plaidoiries.


SOW Telico pour Factuguinee.com

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