Agriculture : rencontre avec le jeune Diallo Souleymane: « Depuis que j’ai commencé je n’ai pas fait de prêt.»

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L’agriculture, c’est la passion de plusieurs jeunes diplômés. Ce secteur est un moyen de sortir du chômage et lutter pour l’autosuffisance alimentaire. Votre site est allé à la découverte d’un jeune modèle, modèle par son sens de sacrifice, de leadership et surtout d’innovation. Découvrez par vous-mêmes.

Le Factuel De Guinée: Aujourd’hui vous êtes entrepreneurs agricole, comment ça débuté ?
Diallo Souleymane : L’agriculture a toujours été ma passion car lorsque j’étais étudiant je partais voir les consultants malgré le manque de moyens de transport. Après les études, j’ai commencé à faire du yaourt chose que je n’ai pas continué car le manque de courant à l’époque me faisait perdre beaucoup de lait. J’ai été déçu. Comme je tenais beaucoup à l’agriculture, j’ai donc investi 50 millions dans la culture du haricot blanc mais ça tourné au vinaigre même 1 kilo je n’ai pas récolté. Mais avec l’espoir et l’amour que j’avais, j’ai décidé de vendre ma voiture de livraison de yaourt pour recommencer mais cette fois-ci avec la production de l’ananas.

Toute réussite passe forcément par des obstacles parlez-nous des difficultés rencontrées
Dans toutes activités, il existe des difficultés. Je ne peux pas les expliquer toutes mais si perdre 50 millions ne m’a pas découragé ce que j’ai réussi à m’adapter. Sinon je manque vraiment de soutien auprès de l’État et les institutions. Sur ce point je me félicite malgré les pavés j’avance avec mes maigres moins. Depuis que j’ai commencé je n’ai pas fait de prêt.

L’autre problème c’est au niveau de la vente des légumes. Même si tu maitrises le calendrier agricole, c’est le client qui fixe son prix et puisque tu n’as pas le choix, tu acceptes.

Combien d’hectares avez-vous ?
J’ai 3/2 d’hectares de tomate, 5 hectares de gingembres, 3 hectares de papayes. J’ai quelques plantes aussi dans l’agroforesterie, le citron vert, le Mélina, le corossol etc.

Vous voyagez aujourd’hui dans la sous-région n’est-ce-pas un avantage ?
Oui même si j’allais avoir ce privilège ça ne serai pas facile. Mais aujourd’hui grâce à mon investissement dans l’agriculture je voyage beaucoup dans la sous-région. Sur ce point je remercie vraiment l’État guinéen notamment le ministre Moustapha Naïté qui m’a donné la chance d’aller au centre Songhaï du Bénin pour découvrir ce qu’ils font dans l’agrobusiness et la transformation agroalimentaire.

Il y a beaucoup de jeunes qui veulent être comme vous. Quels conseils pour eux ?
Aux jeunes, je leur demande avant de se lancer de chercher à avoir une culture du développement personnel ça leur permettra d’avoir la confiance en soi, car ça nous lave la tête et nous donne l’espoir. Ensuite c’est de se créer une association parce que c’est difficile au début mais s’ils sont en groupe c’est bien. Commencez petit.
Merci beaucoup pour votre disponibilité
Merci à vous aussi

Entretien réalisé par SOW Ousmane

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