Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des personnes : déclaration de la ministre de l’action sociale

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Conakry, le 29 Juillet 2019 - Mesdames et Messieurs,
La célébration de la Journée du 30 Juillet a été consacrée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a tenu une réunion de haut niveau pour évaluer le Plan d’action mondial. Les États Membres ont également adopté le 18 Décembre 2013 la résolution 68/192 et proclamé le 30 juillet Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains. La résolution déclare qu’une telle Journée est indispensable pour « faire connaitre la situation des victimes de la traite des êtres humains et promouvoir et protéger leurs droits ».
Mesdames et Messieurs,
L’expression « Traite des êtres humains » désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou d’autres formes de contrainte, par enlèvement ,fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. Comme l’indique l’article 3 du Protocole des Nations Unies visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, l’exploitation comprend « au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes. »
Dans un monde qui se globalise à grande vitesse, la lutte contre la traite des êtres humains ne sera efficace que si nous comprenons son rapport avec les flux migratoires mixtes et le contexte international social et politique en constante évolution dans lequel ils se produisent.
L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’environ 21 millions d’individus sont victimes de travail forcé à travers le monde. Cela inclut également les personnes exploitées au travail ou sexuellement. Même si le nombre exact de victimes de la traite n’est pas connu, on estime actuellement à plusieurs millions le nombre d’individus vendus à des fins lucratives dans le monde.
Les enfants représentent un tiers des victimes du trafic d'êtres humains dans le monde, selon le rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Selon ce document, les femmes et les filles représentent 79 % du trafic mondial.
Mesdames et Messieurs,
La République de Guinée est à la fois un pays d'origine, de transit et de destination de la traite. Les victimes proviennent souvent des pays limitrophes et les auteurs usent des stratagèmes pour échapper à tout contrôle. La faiblesse dans la coopération entre Pays frontaliers sur la communication et la prise en charge des victimes et la fragilité des Institutions de lutte contre la traite constituent des obstacles majeurs à la formulation d'une véritable stratégie de lutte contre la traite des personnes.

C’est pourquoi, la volonté politique de combattre ce phénomène s’est manifestée dans notre pays sur le plan juridique par :

- la ratification du protocole relatif à la prévention, à la répression de la traite des personnes en particulier les femmes et les enfants ;

- la ratification du protocole relatif à la lutte contre le trafic illicite des migrants ;

- l’adoption et la promulgation du Code de l’Enfant en cours de révision ;

- l’adoption du nouveau code pénal qui réprime la traite sous toutes ses formes.
Cette volonté politique s’exprime également, sur le plan institutionnel, par :

- la création du Comité National de Lutte contre la Traite des Personnes en République de Guinée

- l’existence d’un plan d’action du Comité National de Lutte contre la Traite des Personnes.
Mesdames et Messieurs,
Face à cette triste réalité, une véritable synergie d’intervention doit être créée entre tous les acteurs en vue de maximiser les actions et pérenniser les résultats.
Je voudrais à cette effet, adresser mes sincères remerciements aux partenaires techniques et financiers notamment : le Département d’Etat Américain à travers l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique en Guinée et l’Organisation Internationale pour les Migrations pour leur précieux concours dans la réalisation des activités du comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées.

Vive la coopération Internationale,
Je vous remercie.

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