Quand un opposant guinéen utilise la désinformation pour justifier son echec ! (une analyse de Sidiki Cissé)

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Le site Médiapart publie sur son site une alerte concernant une situation jugée préoccupante en Guinée à la veille d’une grande consultation populaire proposée aux Guinéens. Son auteur n’est autre que Celou Dalein Diallo, un des opposants au régime en place actuellement dans le pays.

Cet article est malhonnête et honteux, et son site porteur ne se grandit pas en se faisant l’écho d’accusations portées gratuitement sans la moindre vérification. Avant de se prononcer sur le fond, il apparaît intéressant d’examiner qui est l’auteur de cette alerte et quel est ce site, Médiapart, qui relaie ce type de production.

Celou Dalein Diallo est un des candidats malheureux des deux précédentes éditions de l’élection présidentielle en Guinée. Il est aussi ancien Premier Ministre du pays. Il appartient enfin à une des principales communautés ethniques du pays, qu’il sait instrumentaliser à des fins politiques. On se souvient de son score éloquent lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2010, qu’il présentait comme correspondant grosso modo au pourcentage que représentait alors sa communauté d’origine.

Son score le plaçait largement en tête. Mais on se rappelle aussi que ce chiffre n’a pas augmenté au deuxième tour, montrant bien que l’ensemble de la Guinée ne voulait pas d’un candidat jugé partial et manipulateur.

Depuis, d’autres élections ont eu lieu, et le soutien dont il a bénéficié s’est érodé au fil du temps, car la stratégie qu’il utilisait au plan politique dévoilait bien qui est en réalité ce personnage. Son comportement n’a d’ailleurs pas changé, il représente un vrai danger pour la paix et la stabilité en Guinée. Les Guinéens eux-mêmes ne s’y sont pas trompés.

Curieusement, le personnage n’a pas de programme politique. Sa stratégie ne réside que dans la provocation et l’affrontement, jouant sur l’émotion provoquée qu’il sait habilement diffuser. Il possède ainsi l’art d’instrumentaliser ceux qui le soutiennent et sait les pousser dans la rue pour qu’ils provoquent les forces de sécurité chargées d’encadrer les manifestations. Son but, faire couler le sang, provoquer ainsi l’émotion, et la diffuser dans les médias avec des images chocs et choquantes. Il a d’ailleurs contracté avec des professionnels du métier médiatique pour être plus sûr du résultat. Durant les manifestations, il n’hésite pas à faire placer femmes et enfants en tête de cortège et à inciter des provocateurs placés juste derrière pour déclencher des affrontements, et certains n’hésitent pas à utiliser des armes létales. Pour mieux s’attirer la sympathie des médias internationaux, il va jusqu’à utiliser des documents photos trafiqués, comme la diffusion récente d’images d’une manifestation violente se déroulant en Afrique du sud mais présentée comme se passant en Guinée. Une émission télévisée en France, intitulée « le vrai du faux », a d’ailleurs dénoncé ces pratiques habituelles de l’opposant guinéen. De même, son équipe sait présenter comme répression des incidents sur des victimes alors qu’elles n’étaient même pas présentes sur les lieux incriminés.

Toutes ces ficelles sont un peu grosses et au fil des ans sa crédibilité a été largement entamée, même au sein de sa communauté, raison pour laquelle il tente aujourd’hui de séduire d’autres opposants pour qu’ils se rallient au sein d’une même plateforme. Mais au total, on voit bien le danger qui se cache derrière une telle stratégie éminemment dangereuse. En jouant sa crédibilité sur les communautés, il ne fait que dresser les Guinéens entre eux sur un thème qui risque de les pousser à s’affronter. Heureusement, la population n’est pas dupe et beaucoup de Guinéens ont fait la part des choses. On a pu clairement le constater lors des dernières réunions proposées par le parti actuellement au pouvoir qui ont enregistré une participation massive et de tous bords des Guinéens.
Enfin et pour en finir avec le personnage, les Guinéens seraient bien inspirés d’examiner son bilan comme Premier Ministre tant au plan social qu’économique. Il y a des situations qui ne trompent pas. Non vraiment, la Guinée ne mérite pas un tel dirigeant !

En ce qui concerne Mediapart, sa réputation n’est plus à faire. A la réalité, ses dirigeants préfèrent le sensationnel, quitte à reprendre sans la moindre précaution de vérification les informations qu’on le prie de publier (et pour lequel on le paie). Tout cela n’est pas très professionnel, mais notre monde est ainsi fait aujourd’hui qui admet et laisse agir de tels acteurs.

Il convient maintenant d’évoquer le fond de l’article, qui est la seule chose qui en réalité présente de l’intérêt. Un référendum est une consultation populaire. C’est donc le peuple qui se prononce. Il n’y a pas d’approche plus démocratique que celle-là. Si l’opposant était sûr du soutien qu’il prétend avoir auprès des Guinéens, il laisserait l’exercice se dérouler, il s’en ferait même le promoteur pour montrer qu’il est le plus fort et que les résultats vont le montrer. Après tout, c’est pour cela qu’on vote. Mais aujourd’hui, sachant parfaitement le score qu’il peut espérer, il préfère sauver la face préventivement en recommandant de ne pas participer à la consultation qu’il qualifie de mascarade. Au final, est-ce réellement une approche démocrate ? Personne n’est dupe et les Guinéens jugeront.

Par ailleurs, l’opposant présente systématiquement le référendum sur le changement de Constitution comme la volonté du Président en place de faire un troisième mandat. Mais jamais cela n’a été dit. C’est aux Guinéens et ce sont les Guinéens qui règleront cette question, et une première vision sera donnée précisément avec les résultats de la consultation populaire organisée.

Pour autant, on sait bien ce qui va se passer. Le jour de la consultation sera effectivement une journée à haut risque car l’opposant aura donné ses consignes et pris soin de jeter ses troupes dans la rue, les incitant à toutes les provocations. Il saura ensuite relayer dans les médias spécialisés dans la désinformation (comme Mediapart) les images mensongères et trafiquées ayant pour but de dresser les uns contre les autres.

En se comportant ainsi, d’abord il montre qu’il n’a pas l’envergure d’un dirigeant national, ensuite il agit contre son pays, les Guinéens sauront lui faire savoir.


Par Sidiki Cissé pour factuguinee.com

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