Union Nationale pour l’Alternance et la Démocratie : Une plateforme guinéenne de l’unité !

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Le siège de l’UNAD (Union Nationale pour l’Alternance et la Démocratie), sis à Kobaya-Carrefour Démarcheur, a servi de cadre, le samedi 25 Juillet 2020, au lancement médiatique de ses activités politiques.
Présidée par son Coordinateur Général, l’ancien ministre des Mines, Dr Alpha Mady Soumah, cette rencontre a mobilisé plusieurs journalistes, responsables et militants de cette plateforme.
D’entrée, un Pasteur et un Iman de la place ont dit des prières pour l’unité nationale, après bien sûr la présentation des membres de l’Union. Plus de 7 formations politiques et associations, représentées par leurs leaders.
Dans son discours de bienvenue, Dr Soumah a indiqué que c’est la continuité d’une longue lutte menée par les devanciers Sékou Touré, Général Lansana Conté, l’Honorable Jean Marie Doré, Momory Camara, Paul Louis Faber etc. Ainsi que les victimes tombées ou en exil.
Et d’ajouter : «Des semaines à venir, un grand lancement est prévu ».
Reconnaissant tout de même que ce baptême de feu de leur Union se fait dans une situation économique, politique et sécuritaire difficile. Avant de faire remarquer : «Que tout ceci est possible à cause de notre clivage et la destruction des acquis démocratiques ».
Pour lui, l’UNAD a pensé qu’à ce niveau, il est question de prendre du recul pour réfléchir et proposer aux guinéens une autre solution. Sinon, une autre façon de gouverner pour que ce pays soit bénéfique à tous et non à un groupe d’individus.
Kéamon Haba Gbogola s’est chargé de présenter le diagnostic des maux dont notre pays souffre et du résultat des démarches démocratiques de l’UNAD.
Au fond, d’après lui, ce qui compte c’est l’après Alpha Condé. Poursuivant : « A l’UNAD, nous sommes convaincus que la priorité des priorités, c’est l’industrialisation de notre pays. Dans ce cas, il faut sécuriser l’investissement pour que le risque pays soit très bas. Donc cela demande une stabilité politique », soutient-il.
Parlant du résultat de leurs études, il indiquera que c’est l’œuvre d’un groupe d’experts dans tous les domaines économique, agricole, minier et même électoral.
Rappelant que de 1958 à 1984, il y a eu une volonté d’aller vers l’industrialisation.
Mais pourquoi ça n’a pas abouti ? S’interroge-t-il. Avant de répondre : « C’est parce qu’il y avait un parti unique qui n’a pas permis la liberté d’expression. C’était une gouvernance publique. Un autre point noir, c’est qu’il n’y avait pas de privés, donc pas de concurrence pour la performance. Aussi, l’unité nationale a été forcée », fait-il remarquer.
Pour lui, à la fin du régime, l’alternance a été ratée avec un coup d’Etat militaire.
De 1984 à 2010, il y a eu un multipartisme militaro-civil qui a conduit à vie le régime du Général Lansana Conté. Et les militaires sont revenus avec Moussa Dadis Camara, Sékouba Konaté. Conséquences, désinvestissement au lieu d’investissement. Donc, la privatisation n’a pas marché, rendant ainsi le risque pays très élevé.
Néanmoins, avec la constitution de 2010, il y avait espoir. Malheureusement, cet acquis est aujourd’hui menacé avec cette nouvelle constitution de 2020 et la volonté de Alpha Condé d’être candidat.
A l’UNAD, la nouveauté est que le problème de candidature ne se pose pas.
D’abord, le Coordinateur Général n’est pas candidat. En plus, c’est un siège commun pour éviter que quelqu’un se serve de ça pour se croire supérieur aux autres et tant qu’il est là, c’est lui. Chacun a aussi sa place, même si tu défends ton ethnie et qu’on voit qu’avec toi l’UNAD peut gagner le pouvoir et tu peux faire l’affaire de tous les guinéens, pas de problème.
D’ailleurs, il y a 12 critères pour prétendre représenter l’Union aux échéances électorales. Entre autres, être en conformité avec les critères d’éligibilité de la constitution, être marié, être présenté par l’Union, parler en plus de la langue française, une langue locale, n’être jamais été poursuivi et condamné pour malversations, être réceptif, avoir une capacité de mobilisation de fonds.
A préciser surtout que cette plateforme reste ouverte à tout le monde.
Par rapport au combat mené par le FNDC, Jacques Gbonimy dit que l’Union soutient ce front puisqu’il défend la constitution de 2010. Le président, Pépé Francis Haba, lui, est catégorique : « Nous sommes contre la candidature du président Alpha Condé et sur cette question, pas de négociation ».


Bamba Bakary Gamalo pour Factuguinée.com

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