Affaire Mme Oularé- Gamalo : La Cour d’Appel désormais saisie

ACTUALITE 2

Décidément, après plusieurs mois de procès, le juge Ibrahima Kalil Diakité du Tribunal de Première Instance de Dixinn a fini par trancher, le 8 Janvier dernier, dans cette affaire d’expulsion qui oppose notre confrère Bamba Bakary Gamalo du journal LE BAOBAB, à sa concessionnaire Mme Oularé née Halimatou Baldé des Affaires Sociales, la Promotion Féminine et de l’Enfance.

On pensait que c’était un problème de préavis à payer, mais ce ‘’grand’’ juge a tranché autrement.
Et oui ! Qui a dit que nous sommes dans le 3è mandat, pardon. Le 1er de la 4è république, avec pour slogan : « Gouverner autrement » ?
En effet, Diakité considère tout simplement que ce sont des arriérés à payer depuis Décembre 2019 (début du litige), jusqu’au 8 janvier 2021 (date de son verdict).

Pire, au lieu de 600.000 Francs Guinéens le loyer, ce juge est d’accord avec l’augmentation qui passe à 1.500.000 de nos Francs. Donc plus de 18 millions, sans compter les dommages et intérêts.
Pas étonnant quand on sait que ce vieux juge qui lisait à peine sa propre décision, surtout avec une bavette collée à la bouche, n’avait pas suivi entièrement le débat dans son bureau. Et dire qu’il était entré juste pour menacer notre confrère d’arrestation au cas où celui-ci écrivait sur FACEBOOK !

C’est son assistant qui aurait dû lui expliquer de quoi il s’agit. Ça veut même dire qu’il n’a pas pris du temps pour lire le PV de ce dernier ?
Vraiment dommage ! Faut-il alors donner raison à ceux qui décrient notre justice, à commencer par le président Alpha Condé ?
Dans tous les cas, la Cour d’Appel, elle, saura faire la différence entre « Arriérés à payer » et « Préavis à payer », en tenant compte de l’application de l’article 1402 du nouveau code civil du 5 octobre 2019. Que Diakité lui-même a mentionné dans sa première convocation.
La Rédaction
Lisez plutôt le Mémorandum de Gamalo, adressé au juge Ibrahima Kalil Diakité…

MEMORANDUM
A L’attention
DE
Monsieur le Président de la Chambre Civile et Economique, Tribunal de Première Instance de Dixinn Conakry 2, Ibrahima Kalil Diakité.
Monsieur,
Permettez-moi de profiter de cette occasion, pour vous exprimer toute ma surprise, sinon, mon indignation face à cette poursuite arbitraire dont je fais l’objet, depuis plusieurs mois, dans votre tribunal de la part de ma concessionnaire, Mme Oularé Halimatou Baldé.
Poursuite judiciaire qui m’empêche, d’ailleurs, de quitter chez cette dame tant que cette affaire n’a pas trouvé sa solution.
Au fond, on peut reprocher à un locataire de non-paiement du loyer. C’est compréhensif.
Mais intenter un procès contre celui qui a passé 7 ans dans votre local et qui, jusqu’à fin Novembre 2019, ne vous doit rien ! C’est incompréhensif, tout de même.
Cette Dame me poursuit pour plutôt « Non-paiement de préavis », encore que c’est elle-même qui de façon fantaisiste et extraordinaire, a rehaussé le prix du loyer de 600.000 à 1.500.000 Francs Guinéens. Et qui plus est, a demandé, selon son propre terme, de déguerpir le lieu, comme si je l’avais occupé d’une façon illégale.
Plus surprenant, c’est qu’après toute discussion, cette dame m’a donné un préavis à partir de Décembre 2019 jusqu’à Février 2020. Sans attendre la fin de cette échéance, le 20 février déjà, elle envoie un autre préavis de Février à Mai. Précisant que ces deux préavis sont à payer. Je me demande bien : Sur quelle planète je me trouve ?
Pire, que cette Dame vienne dans mon salon, en mon absence et en l’absence de mon épouse, pour menacer mes enfants comme quoi, ses hommes, des bandits, viendraient casser la maison, si on ne sort pas et on ne paye pas ses préavis. L’occasion pour elle de vanter les mérites ou les exploits de son mari, Monsieur Oularé Sékou Bantou, ancien patron Division Solde du Budget. Pour dire que ce dernier, qui serait plus jeune que moi, a pu s’offrir des villas pendant que moi je croupis encore dans les locations. C’est à la limite de la provocation.
Monsieur le président,
Plus choquant, qu’elle avoue devant votre juridiction de m’avoir ramassé dans la rue. Oubliant si vite que c’est elle-même qui était venue au bureau de mon ami Antoine Doré, alors DAF du ministère de l’Elevage, son ancien patron à l’Enfance et son copain, pour demander à ce que ce dernier lui trouve quelqu’un de sérieux, pas comme le parent de son mari qui est incapable de payer le loyer et qui a deux épouses. C’est pour cela que lors de mon audition dernière, j’avais insisté que Monsieur Oularé, son mari, sorte. Doléance qui avait été acceptée par votre assistant Monsieur Mansaré. Je pensais que, par ce geste, cette Dame allait comprendre. Mais hélas !
Demandez à Me Paul Yomba Kourouma, mon voisin et un imminent avocat, comment il m’a présenté à Monsieur Oularé et par la demande de qui, avant que je n’aie cet appartement ?
Que cette méchante Dame, dans ses prétentions, dise à son premier avocat, Me Soumah, de demander la confiscation de tous mes biens pour non-paiement de préavis. C’est quand même ridicule, sinon étonnant au point de se demander : Que cache, en réalité, ce procès ?
Que cette Dame pousse encore son deuxième avocat à me ridiculiser devant vous, en me présentant comme un vulgaire homme, un soulard (selon elle-même ses propres termes). Avant d’aller jusqu’à dire que je ne suis pas un journaliste pour écrire sur FACEBOOK. Avec tout ce que je représente dans la presse nationale et internationale depuis une vingtaine d’années, c’est une foutaise !
Qu’ils s’attendent à un procès en pénal par rapport à cette diffamation et ces menaces.

Monsieur le Président,
Vous direz : Est-ce que c’est moi qui ai construit ce bâtiment ?
En réponse, je dirais qu’après 7 ans dans ce local, ce que j’ai payé, sans être un haut fonctionnaire de l’Etat, pouvait me permettre de construire une maison de cette taille. Mais puisque dans la vie chacun a son destin et suit son programme, je vais pas à pas.
Surtout, elle doit savoir qu’au-delà du fait de son amitié avec mon ami Antoine Doré et tout ce qui se passait (par ailleurs), mais j’ai toujours payé le loyer.
Je reste donc un client. Donc, un roi pour elle, contrairement à ce qu’elle pense d’un locataire.
Pour dire quoi ?
Tant que cette affaire sera pendante devant les juridictions et que l’article 1402 du nouveau code civil du 5 Octobre 2019 ne sera pas appliqué, je suis et je resterai dans ce local tout en comptant mes dommages et intérêts pour ce que les avocats et huissiers de cette Dame me font subir et qui nuit à ma réputation. Sinon, quitter sans jugement, c’est comme si je fuyais avec l’argent de préavis de Mme Oularé.
Excusez-moi d’être peut-être long, mais cela valait la peine d’être expliqué, en attendant la Cour d’Appel et la Cour Suprême !
Dans l’espoir que vous attacherez du prix à mon Mémo, je vous prie, Monsieur le Président, de croire à ma détermination.
Ampliations Conakry, le 20 Novembre 2020

  1. Mon avocat, Me Antoine Damas Sagno
  2. HAC (Haute Autorité de la Communication)
  3. AGEPI (Association des Editeurs de la Presse Indépendante)
  4. UPF (Union Internationale de la Presse Francophone)
Bamba Bakary Gamalo
Président Directeur Général,
Groupe LE BAOBAB/LE FROMAGER

2 Commentaires

  1. Julie

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