Les taxis-tricycles ou bombonna un tremplin pour les jeunes diplômés sans emploi !

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À l’instar des taxis-motos, l'usage des taxis-tricycles gagne de l’ampleur. Si cette activité était réservée avant, aux jeunes non scolarisés et sans métier, de nos jours, c'est devenu, un métier honorable face à l’intéressement des diplômés à ce domaine d’activité.
Aujourd'hui ces machines à 3 pneus inondent sont visibles à plusieurs carrefours de la capitale Conakry. Sur l’axe, madina-lambamyi passant par Kaporo, ce moyen de transport est devenu une mode et un moyen de transport indispensable pour les citoyens de ces localités.
Une centaine de jeunes environs 150, y compris des étudiants diplômés exercent pleinement ce métier pour assurer leur quotidien. La prolifération de cette activité dans la capitale se justifie par la pauvreté, le manque d'emploi, les embouteillages.... Oumar Barry, 28 ans, diplômé en Agronomie à l’institut agronomique de Faranah en 2017, pratique ce métier par contrainte." Je suis dans ce métier depuis 4 ans, malgré moi. Vu la circonstance du pays, vu le manque d'emploi, pour ne pas demander à chaque fois à mes parents, j'ai choisi de faire le taxi-tricycle pour subvenir à mes besoins quotidiens." Se lamente- t- il, stationnant au rond-point de Nongo en attente de clients.
"Depuis que j'ai reçu mon diplôme en Économie-finances en 2018 à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, j’ai fait plusieurs stages sans suite favorable. Ne voulant pas rester à la maison et tendre la main, j'ai donc accepté ce job"), Explique Mamadi Diarra 25 ans, stationnant au carrefour de Lambanyi, commune de Ratoma.
Les conducteurs des taxis-tricycles sont aussi organisés à l'image des motos-taxis. Ils ont des syndicats, le port d'uniforme est exigé chez certains, chez d'autres non, les frais d'intégration varient entre 250.000fg à 350.000fg selon les différents points d'arrêt.
Avec un prix de 2000fg par tronçon, les taxis-tricycles font une recette de 70.000fg à 90.000fg par jour. Le revenu par jour du conducteur de tricycle dépend de son courage et de son engagement. Le peu qu'ils gagnent les satisfaits à moitié mais ils sont souvent victimes de rackette des policiers corrompus même si tous les papiers administratifs sont au complet et les conditions d'exercice remplis. «Ce que nous gagnons arrive à quelque chose, mais malheureusement les policiers abusent de nous, il nous fatigue, ils nous retirent une partie de ce que nous gagnons. » Ajoute Mamadi Diarra. IL reste à savoir combien d'étudiant diplômé seront enroulés dans cette activité.

Abdoul Salam Sylla pour factuguinee.com

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