Climat et Environnement : la Guinée menacée par l’avancée du Sahel sécheresse !

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Après tant d’efforts fournis par l'Etat et ses partenaires pour la protection de l'environnement, de la sensibilisation à la multiplication du nombre des agents garde-forêt, la sécheresse menace sérieusement la Guinée. Ce phénomène est visible à l'intérieur du pays et dans la capitale Conakry à travers la destruction très poussée des forêts classées.
À Tassin, un district de la Guinée, la culture de riz a été un grand échec dans plusieurs villages comme Bokaria, Kénindé, Bougaria etc. Les riziculteurs de ces localités ont connus une vraie catastrophe. Ils ont enregistré beaucoup de perte dans leurs champs. « Cette fois-ci c'est vraiment catastrophique. Nos riz n'ont pas récupéré l'eau. A la fin de la saison pluvieuse on s’attendait à beaucoup de pluies mais malheureusement il n'y a pas eu suffisamment de pluie . Cela nous a coûté cher. Car si le riz ne prend pas l'eau les épines deviennent Sèches. Donc en faisant la récolte beaucoup de grains tombent et se mélangent avec les herbes, ce qui est une grosse perte pour nous. » Explique Tati Java, un habitant de Bokaria. La perte de cette saison affecte sérieusement les conditions de vie de ces braves paysans cultivateurs. Ils se posent tous une seule et unique question : « Que mangé dans ces mois à venir, jusqu'à l'arrivée de la saison prochaine ? ». Pour cet autre cultivateur de Kénindé, Elhj. Mohamed Kaba, la mélodie est la même. Il n'a pas aussi manqué de parler de l'ardeur du soleil et de la chaleur à laquelle ils sont exposés. « Nos riz n'ont pas récupéré l'eau cette saison. Cela a été une grande perte pour nous. Nous n'avons de quoi manger dans les mois prochains. En plus, il fait extrêmement chaud ici. Le soleil est ardant et nous sommes exposés à une terrible Chaleur. » Se lamente-il. On constate la même préoccupation chez Fodé Momo, cultivateur, résidant dans le village de Bougaria.
Cap sur Conakry, la Capitale guinéenne, où ce phénomène est incontestablement remarquable. Cela se justifie par la rareté de l'eau dans certains quartiers de la ville dès le mois de février et la chaleur excessive qui amène certaines personnes à passer la nuit dehors sous la belle-étoile. Au quartier Kolomna II, une cinquantaine de femmes, font la queue devant des sources d'eau encore fonctionnelles, leurs récipients en mains. Certaines personnes sont proches des sources d'eau, par contre d'autres font une longue distance pour s'approvisionner en eau potable. « Avoir de l'eau est devenu un vrai calvaire pour nous ici. Tout le monde se sert dans le même endroit. On y trouve toujours du monde. Du coup nous sommes obligés de faire la queue. Pire moi et mes filles marchent des kilomètres pour avoir de l'eau ». Nous indique Mme Yarie Bangoura. « Cette fois-ci nos puits ont tari très tôt. Pourtant, il nous reste encore plus de 2 à 3 mois avant de voir la pluie. Dans ce quartier nous courons tous à la recherche de l'eau et si on trouve il faut faire la queue pour l'avoir. Franchement ça nous fatigue. » Nous confirme Halimatou Diallo, résidant dans le quartier dar-es-Salam. Il reste à savoir pourquoi ce phénomène persiste et quels seront les plans de l’État pour freiner ce fléau.

Abdoul Salam Sylla pour Factuguinee.com

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