Sit-in devant les bureaux du Ministère de la Communication: les nouveaux fonctionnaires exigent leur salaire

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la journée de mardi 21 février sera marquée dans les annales du Ministère de la communication: c'est ce jour où des dizaines jeunes nouveaux fonctionnaires ont organisé un sit-in de près de trois heures chrono dans la cour du Ministère. Et pour cause! Ils réclament leur salaire de plus de 2 ans.

En effet, quelques jours après le tragique accident de route qui a emporté le syndicaliste ibrahima Fofana de l'USTG et des journalistes, un grand débat sur la situation des jeunes stagiaires de la fonction publique a été ouvert, car il convient de préciser que ces journalistes étaient des stagiaires de la RTG. C'est alors qu'il a été décidé de revoir leur situation de façon général. Dans le même registre, se trouvaient les stagiaires des ministères de la Justice mais aussi des Tansports.

Progressivement, les gardes pénitentiaires, qui relevaient de la justice, et qui, auparavant avaient organisé des journées de débrayage, ont été pris en charge. Les stagiaires de la RTG eux, ont continué à se nourrir d'espoir et de promesses: jusqu'à ce jour, mardi 21 février 2012.

Selon des sources concordantes, à plusieurs reprises, les stagiaires-journalistes, au nombre de 326, ont constitué une commission pour rencontrer les différents services concernés par cette affaire, dont l'actuelle Ministre de la fonction publique et le ministre de la communication Dirus Dialé Doré pour discuter de leur situation. Mais non seulement les Ministres de la République ne parlent pas le même langage, chacun essayant de rejéter la faute sur l'autre, mais pire, il n'existe aucune volonté manifeste de la part des deux départements de résoudre ce problème.

Et la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est lorsque le Ministre Dirus a déclaré que les 326 stagiaires dont l'arreté d'engagement a été signé depuis 2010 et imputable au Budget à la même année, doivent reprendre le concours d'accès à la fonction publique. Les stagiaires, dans une colère noire, auraient cherché, à en croire quelques uns d'entre-eux que nous avons interrogés, à rencontrer le Ministre auteur de cette déclarration à scandale pour lui expliquer qu'il n'en était pas question.

Mais que ce dernier ne leur aurait pas accordé le moindre temps: "nous avons tout fait pour discuter avec lui: il a réfusé. On n'est pas des sauvages. De toutes les façons, nous savons ce que nous voulons, on ira partout pour suivre ce dossier. pour l'instant nous avons préferé commencer ici", a déclaré un des stagiaires. Et une autre d'ajouter: "nous ne reprendrons pas ce test. Et d'ailleurs, il faut que l'Etat nous paye même nos rappels en intégralité. Nous avons la prise en charge depuis 2010. Notre argent est toujours débloqué dans la masse salariale de la fonction publique depuis cette année. Mais ils le bouffents, ces prédateurs de la république".

Malgré le passage de la section syndicale de la RTg devant les stagiaires, mais aussi d'un Responsable de la fédération syndicale, et d'autres cadres de la RTG, le mouvement ne faiblissait pas: "nous ne voulons entendre personne, à part notre Ministre, ou un de ses supérieurs hiérarchiques. Nous resterons ici jusqu'à ce qu'il sorte de son bureau, puisque nous savons qu'il est là. Et après ici, nous irons rencontrer le CNT (conseil national de transition) pour leur expliquer la sitation", déclarait le porte-parole du mouvement.

Beaucoup d'activités de la RTG ont fonctionné ce mardi 21 février au ralenti. la raison en est que ce sont surtout ces stagiaires qui les exécutaient. la sitautaion est loin d'être réglée. Les principaux concernés exigent que leur salaire commence à être débloqué dès la fin de ce mois de février.

C'est une affaire à suivre!

Alia Camara, factuguinee.com

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