Enfants cireurs : le phénomène perdure dans les rues de Conakry

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Le sujet a déjà inspiré plein d’articles. Mais la pratique des enfants cireurs reste toujours prégnante en Guinée en général et à Conakry en particulier. Ainsi, ce sont de nombreux jeunes qui prennent encore d’assaut les rues de la capitale guinéenne au compte du métier de cireur de chaussures. Des enfants dont l’âge varie entre 9 et 17 ans qui viennent essentiellement de l’intérieur du pays à la recherche d’une vie meilleure.
Le métier donnant lieu à rude concurrence, les adolescents sont obligés de se lever dès 6 heures du matin, avec pour certains des en bandoulière ou sur le dos, et pour les moins nantis des sacs en plastique, pour y mettre leurs outils de travail : brosses, boites de cirages, files et aiguilles.
Monnayant leur service contre une somme comprise entre 1000 à 1500 GNF selon le travail accompli et l’humeur du client, ils sont facilement reconnaissables aux groupes qu’ils forment devant les édifices publics, au niveau des ronds-points ou dans les grands marchés tels que Madina. Certains par contre se promènent seul.
Selon certains qui se sont confiés à notre reporter, aux alentours de 14 heures, ils se retrouvent en groupe pour s’acheter de quoi manger avant de pouvoir continuer le travail. Une stratégie économiquement rentable pour eux. Même si cela n’est pas toujours évident, l’activité est loin d’être un épanouissement pour ces jeunes enfants. Surtout quand on compare le gain aux efforts consentis pour le récolter et que l’on songe ce sont des enfants ainsi privés du droit fondamental à la scolarisation. Or, il ressort aussi de l’investigation de notre notre journaliste que les cireurs se privent aussi de beaucoup de choses de la vie pour pouvoir économiser le peu qu’ils gagnent afin de soutenir leurs parents restés au village. Ainsi, n’ayant pas où dormir, ces adolescents sont obligés de passer la nuit sur les tables des marchés à la belle étoile. Ce qui les expose à tous dangers.
Se confiant hors micro, Aliou (nom d’emprunt), a lâché :
Le soir en rentrant, on achète du savon pour laver le seul habit qu’on a porté le jour afin de pouvoir le remettre le lendemain. On se couche dehors parce qu’on a personne ici dans la ville
Mais en dépit de toutes ces difficultés, les jeunes cireurs qui arpentent les rues de Conakry restent persuadés la grande réussite n’est pas qu’une chimère. Ils en veulent pour preuve que de nombreux opérateurs économiques qui sont aujourd’hui cités en référence, sont passés par là.

Reportage réalisé par Sow Ousmane2 pour factuguinee.com

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