Crise sociopolitique : le plan de Cellou Dalein avant 2020, l’attitude du syndicat, Amadou Damaro se lâche !

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La crise sociopolitique ne laisse aucun acteur indifférent. Le président du groupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara s’est exprimé sur le sujet. Invité dans une radio de la place, l’honorable Damaro estime que c’est rien d’autre que la conséquence d’un trop plein.

Pour le député du RPG Arc-En-Ciel, cette conséquence résulte d’un processus qui s’est accumulé jusqu’à ce que cette grève soit comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En réalité, a-t-il poursuivi, nous traversons une situation si dangereuse qui devient inquiétante et qui interpelle aujourd’hui tous les guinéens.

Plus loin, le chef de file de la majorité présidentielle, voit derrière cette situation la main de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG la principale formation politique de l’opposition. « Aujourd’hui Cellou Dalein Diallo se trouve dans une logique, celle d’être au pouvoir pas en 2020 mais au plus tard en 2020, stratégie clairement définie, déstabiliser le régime’’. Par ricochet, conclue-t-il, il devient l’instrument d’un système qu’il ne contrôle pas mais qui le contrôle, qui ne tient pas vers la responsabilité mais qui le tire vers l’anarchie.

Oubliant certainement comment en est-on arrivé au nouveau code électoral, un véritable deal politique entre le parti au pouvoir et l’UFDG. ‘’On a malheureusement présidentialisé ces élections locales donc chacun est allé à ces élections avec la vue sur 2020 » a déclaré Amadou Damaro Camara. Devant cette nébuleuse, soutient fermement le député, « toutes les réactions du camp Cellou étaient pour lui dire nous vous avons mis ici pour nous donner le pouvoir mais chaque fois qu’on organise les élections on te triche, on te les vole tu acceptes et si désormais tu acceptes on va t’enlever pour mettre un autre, ce nous-là ce n’est pas un programme politique, ce nous-là est une communauté, c’est là le danger.»

Parlant de la grève actuelle, l’honorable Damara pense que le moment ne sied pas avant d’inviter les syndicalistes à faire preuve de discernement entre la liberté syndicale et la responsabilité syndicale. « La grève telle qu’on la vit est la conséquence quand tu les accuse de faire de la politique, ils disent notre combat n’est pas politique, ils sont en train d’évoluer dans une atmosphère politique qui déteint leur combat syndical et pourtant au-delà de la liberté syndicale, il y a ce qu’on appelle la responsabilité syndicale. La période ne sied pas parce qu’aujourd’hui on a l’amalgame si c’est pour des revendications postélectorales ou c’est la grève des enseignants » a nuancé Damaro avant de réitérer que « de toutes les façons on passe partout et l’Etat qui n’a jamais réussi à avoir son autorité concourt à la création de cette chienlit que nous vivons.»

Sow Ousmane2 pour factuguinee.com

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