Affaire de « fausses grossesses » : N’na Fanta Sosso condamnée à 5 ans de prison ferme !

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Le procès de la célébrissime donneuse de « fausses grossesses » de Dabompa, dans la haute banlieue de Conakry, et ses deux assistants vient de connaitre son épilogue sous les yeux de nombreuses victimes, fortement mobilisées. Et pour cause !
Le tribunal de première instance de Mafanco a condamné lundi 09 avril, la donneuse de « fausses grossesses », N’na Fanta Sosso, à 5 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 10 millions de francs guinéens.
Dans le même verdict, ses deux assistants, poursuivis pour complicité, ont été également condamnés à des peines de 3 ans pour ‘’l’infirmière’’, M’mah Soumah et 4 ans pour ‘’le médecin’’, Etienne Gbamou, qui injectait les « patientes ».
Dans la foulée, ‘’l’infirmière’’ a été condamnée au paiement d’une amende de 10 millions GNF, tandis que ‘’le médecin’’ a été aussi condamné au paiement de 5 millions de francs guinéens.
Au titre de réparations, le tribunal de Mafanco a condamné N’na Fanta Sosso et ses deux assistants au paiement d’un milliard 500 millions de francs guinéens aux victimes qui sont plus de 500 femmes.
Après la prononciation du verdict, les victimes et leur avocat ont exprimé leur insatisfaction, car ils espéraient voir N’na Fanta Sosso condamnée à une peine aussi lourde que celle prononcée par le TPI de Mafanco. Alors que leur avocat, dans ses plaidoiries, avait tout simplement réclamé une somme de 2 milliards de francs guinéens au titre de réparations pour les victimes.
Les victimes de N’na Fanta Sosso ont été sidérées de la voir lever les deux mains au ciel pour implorer Dieu face à la peine que la justice lui a infligée. Un comportement qui a irrité davantage ses victimes qui ont dénoncé « une peine clémente » prononcée par le tribunal.
Arrêtés depuis le 10 janvier 2018, N’na Fanta Sosso et ses deux complices étaient poursuivies pour « escroquerie, administration de substances nuisibles à la santé, mise en danger de la vie d’autrui et exercice illégale de la profession de médecin ».
Après leur condamnation, les condamnés ont rejoint la maison centrale de Conakry, où ils ont vont purger leur peine au grand dam des centaines de femmes, en quête d’enfants, dont certaines ne pourront plus faire d’enfants à cause des complications dues aux produits servis par l’équipe de la donneuse de « fausses grossesses ».

Sow Télico pour factuguinee.com

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