Assainissement du fichier de la Fonction publique : les 42 mille agents non encore recensés sont invités à agir !

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C’est une réunion cruciale qui s’est tenue hier mercredi 12 Avril 2018, au département de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’Administration. Cette réunion s’accentuait autour de la continuité du recensement biométrique additionnel qui crée assez d’inquiétude au niveau des fonctionnaires de l’Etat guinéen.
Au cours de cette rencontre présidée par le deuxième responsable du ministère de la fonction publique, Eugène Yomalo, plusieurs annonces ont été faites.
Présidée par le secrétaire général dudit département, Eugène Yomalo, cette réunion a regroupé les représentants des syndicats, le patronat et des cadres des ministères impliqués dans le processus de ce recensement et identification biométrique additionnelle. Cette rencontre visait essentiellement à informer les composantes de la société notamment, les organisations patronales, syndicales, de la société ainsi que les cadres impliqués dans le processus du recensement biométrique. Dans un autre contexte, elle se focalisait également sur comment partager les préoccupations avec ces différentes organisations afin de recevoir des propositions idoines qui vont permettre de mieux réaliser les réformes qui portent surtout sur les ressources humaines, mentionne le secrétaire général du ministère en charge des fonctionnaires guinéens.
« Nous avions relancé ce recensement biométrique additionnel en avril, au mois de mais plus tard des actions doivent prendre fin. Après cela, nous avions des mesures qu’on va envisager par rapport aux situations recueillies sur le terrain notamment la situation des fonctionnaires en irrégularité. Une option qui va permettre à l’Etat d’alléger la masse salariale mais aussi de diminuer les effectifs pour pouvoir créer d’autres possibilités », a ajouté M. Yomalo au sortir de la rencontre.


Selon le responsable de la société INOVATECH, qui a la charge de recenser tous les fonctionnaires qui ne sont pas en règle, plus de 42 mille agents tout corps confondu ne sont toujours pas recensés.


« Nous demandons aux fonctionnaires qui n’ont pas encore renseigné leur fiche de le faire. Nous leur donnons jusqu’à la fin de ce mois de le faire parce que des mesures seront prises à leur rencontre. J’exhorte tous les fonctionnaires à renseigner leurs fiches et les déposer chez leur Directeur des Ressources Humaines (DRH) pour la validation afin qu’elles parviennent à la fonction publique pour la prise en compte. A l’heure actuelle, nous avons plus de 42 mille agents tout corps confondu qui n’ont pas encore été recensés » a évoqué de son côté, Paul Asamoa.


Ce recensement biométrique concerne particulièrement les enseignants guinéens. La majeure partie des enseignants pris en charge par l’Etat guinéen ne se sont pas recensés au niveau de la fonction publique. C’est pourquoi, le SLECG conduit par Aboubacar Soumah a été convié à la rencontre. Ce dernier au cours de son intervention, a avancé la raison pour laquelle il est présent.
« Ce que nous avons eu à signaler, c’est l’impact que pourrait créer ce recensement au niveau de l’éducation parce que vous savez que nous venons de sortir de deux phases de grève en novembre et février. Et ceci a entrainé un retard dans l’exécution des programmes. Donc, nous sommes dans cette phase de compassassions des retards et c’est pour cela, nous sommes intervenus ici pour dire à l’autorité chargée du recensement que quelles sont les dispositions qu’elle a prises pour ne pas que ce recensement en cours perturbe le déroulement correct de l’enseignement. Puisque comme le savez, on nous a demandés où nous-mêmes enseignants avons pris conscience que les enfants ont accusé un certain retard (…) Pour combler ce retard, nous avons exigé à ce que les enseignants soient en classe. Donc, ce recensement est venu pour effectivement recenser ceux-là qui n’ont pas été recensés lors de la première phase du recensement. Et nous avons aussi demandé à ce que ne doivent être recensés que ceux-là effectivement qui ont le niveau requis au niveau de l’éducation et nous avons constaté que pendant la période de grève, un recrutement a eu lieu au niveau de la fonction publique. Un recrutement qui est venu d’où ? On ne sait pas alors que pour être recruté à l’éducation, ça se passe par voie de concours ou du moins des enseignants qui ont reçu la formation soit à l’ENI ou à l’ISEG (…) », a expliqué Aboubacar Soumah, le meneur de la dernière grève de l’éducation, qui a paralysé les activités du pays durant plusieurs mois.


SOW Ousmane2 pour factuguinee.com

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