Drame de la plage de Lambandji : « les présumés responsables sous contrôle », affirme la police nationale

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Sept mois après les faits, c’est ce mardi 5 août que le commissaire divisionnaire Boubacar Kassé, directeur régional de la police de Conakry et également porte-parole de la police nationale est sorti de son silence pour publier le rapport sur le drame survenu à la plage de Lambandji devant un parterre de journalistes à la Maison centrale de Conakry.


Monsieur Boubacar Kassé a tout d'abord rappelé que le drame survenu à la plage de Lambandji le 1er janvier 2014, jour de l’an a coûté la vie à six jeunes dont quatre filles et deux garçons.Ces jeunes, poursuit-il, ont été pris au piège à la montée brusque des marées et une bousculade s’en est suivie au niveau de la passerelle en bois.

Pourquoi cette sortie médiatique de M. Kassé six mois après le drame ? Il répond : « Aujourd’hui si nous parlons de ce drame, c’est parce que, dès le lendemain du drame de la plage de Rogbanè, survenu le 29 juillet 2O14, des voix se sont levées, des analyses ont été faites, des débats ont été organisés, des émissions interactives en ont fait écho et la conclusion qui se dégageait, selon certaines personnes, est qu’il n’y a pas eu d’enquêtes suite au drame de Lambandji. Et, selon eux, si l’enquête avait eu lieu, les drames de Rogbanè auraient été évités ».

Parlant de l’objectif du point de presse, M. Kassé explique : « Nous avons organisé ce point de presse, pour relater ce que la police guinéenne a fait après le drame à la plage de Lambandji. Il faut que nous éclairions la religion des uns et des autres pour dire que la police a effectivement fait son travail. Des enquêtes ont été menées jusqu’au bout, des individus ont été interpellés, des responsabilités administratives et pénales se sont dégagées et nous avons rendu compte à qui de droit. »

Parlant de la police, Boubacar Kassé se félicite : « La police guinéenne est républicaine, elle n’a jamais failli à son devoir de servir, de protéger les citoyens et leurs biens, de mener les enquêtes jusqu’au bout. C’est le lieu de rappeler que l’enquête menée dans le cas de Mme Boiro par la direction centrale de la police nous a conduit à l’interpellation du présumé hauteur de ce crime et il a été aussitôt traduit en justice. S'agissant aussi du cas de notre collègue le commissaire Pascal Bangoura, les présumés auteurs ont été aussi arrêtés et traduits en justice. Par ailleurs, nous avons procédé à l’interpellation de beaucoup d’auteurs de crimes et délits tant à Conakry et qu'à l’intérieur du pays »

Dans le rapport, selon le commissaire Kassé, le président de l’Association des Jeunes et Environnement de Lambandji, Mamadouba Bangoura, son vice-président Mamadouba Soumah, et Facinet Camara dit ‘’Fousi’’ également secrétaire général chargé de la jeunesse au niveau du conseil de quartier de Lambandji ainsi que Moussou Keita, représentante de l’agence Fabara Agency sont les présumés responsables du drame de Lambadji et ils sont sous contrôle judiciaire.

Toujours dans le rapport, M. Kassé a affirmé que ces présumés auteurs ont unanimement reconnu le procès-verbal et admis qu’ils sont en porte-à- faux administrativement avec la loi par rapport à l’organisation du spectacle de la plage de Lambandji.

A rappeler que le drame de Lambandji avait fait 19 victimes à cause de bousculades porvoquées par l'effondrement d'un ponton lors d'un concert de Takana Zion

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