Aboubacar Sylla, président de l‘UFC : « La marque de notre gouvernement c’est l’amateurisme,… »

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A l’instar des autres formations politiques, l’Union des Forces du Changement UFC a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi 10 mars à son siège national à Taouya. Au menu de cette rencontre, la question des crises sociales éducation et politiques qui secouent le pays n’a pas été à la marge des débats.
Dans son introduction, Aboubacar Sylla président de l’UFC a d’entrée de jeu souhaité une bonne fête aux femmes vectrices de l’émancipation d’une société : « bonne fête aux femmes. La femme est le cœur de notre société, c’est elle qui permet à notre société d’avancer »
La crise dans le secteur éducatif qui perdure est un manque de volonté du gouvernement estime le président de l’UFC : « le fait que la crise ne soit pas jusqu’à présent résolu dénote le manque de volonté du gouvernement. La marque de notre gouvernement c’est l’amateurisme, l’incompétence, l’imprévoyance, le manque de véritable politique de faire face à nos problèmes. L’éducation est un secteur stratégique, les crises peuvent durer dans tous les secteurs sauf l’éducation qui est la base du développement économique, social et politique d’un pays » dit-t-il.
Poursuivant, Aboubacar Sylla note que le gouvernement a intérêt à résoudre ce problème car l’avenir des enfants en dépend : « cette crise concerne tous les guinéens quel que soit son obédience politique, catégorie sociale, ethnique ou région. Le gouvernement a intérêt de tout faire pour résoudre cette crise parce que les guinéens sont unis autour de la nécessité que les cours reprennent parce que l’avenir des enfants en dépend » avant de rappeler que le gouvernement est victime de sa propre politique : « ce gouvernement est victime de son propre piège et il faudrait qu’il trouve la solution pour sortir de cette situation même s’il faut faire des économies sur certains postes ou s’il faut revoir totalement le train de vie de l’Etat pour que cette grève soit levée et que les enfants reprennent le chemin de l’école ».
Parlant des crises politiques, institutionnelles ou d’autres violences, le président de l’UFC demande de privilégier l’intérêt national et de sanctionner les fautifs : « comme si cette crise ne suffisait pas, il y a une autre crise politique qui surgit. Les uns et les autres doivent privilégier l’intérêt national. Nous sommes choqués également de la crise qui secoue la cour constitutionnelle. Il y a trop de violence en Guinée, trop de crime, de viol qui est devenu récurent dans notre pays, les guinéens doivent se lever pour que cela s’arrête et qu’on applique les peines dures à ceux qui martyrisent les femmes ».
Enfin, Aboubacar Sylla met en garde l’Etat dans le futur remaniement ministériel : « nous n’accepterons pas que ceux qui vont remplacer ceux qui sont là soient encore pires, plus incompétents, irresponsables, corrompus que ceux qui sont là. On ne peut pas continuer avec un gouvernement qui continu dans la même logique que celui-ci ».

Sow Ousmane2 pour factuguinee.com

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