Interview de Prof. Alpha Mamadou Diallo « Ma motivation principale provient de la volonté de partager mon expérience avec mes compatriotes, et surtout avec les jeunesse guinéenne… ! »

CULTURE 9

Le paysage culturel guinéen s’enrichit chaque jour ces derniers temps grâce aux guinéens qui, à travers leurs écris, participent activement à la promotion des valeurs culturelles et éducatives de la jeunesse guinéenne. Oui ! Cette même jeunesse qui, il faut oser le dire, est confrontée aux problèmes de repères pour construire son avenir.

La sortie dans les kiosques le mois de juin dernier chez l’Harmattan ce fabuleux recueil de 20 histoires différentes aussi palpitantes les unes que les autres de Professeur Alpha Mamadou Diallo, Professeurs des universités en service à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry. A la faveur de la sortie du livre « Une nuit blanche à Dalaba », il a bien voulu nous accorder de son précieux temps pour parler de lui, de son histoire et de son livre.
En exclusivité !

Le Factuel de Guinée : Présentez-vous à nos lecteurs.
Professeur Alpha Mamadou Diallo : Je suis Alpha Mamadou Diallo, professeur des universités en service à Sonfonia où je donne des cours magistraux et j’encadre des étudiants en master et en doctorat.
Parlez-nous de votre parcours scolaire et universitaire.
Contrairement à maintenant ou quelqu’un peut commencer ses études dans une ville et les terminer sans qu’il ne soit contraint d’aller ailleurs, a notre temps, à part Conakry, il était impossible d’effectuer ses études en un seul endroit. C’est pourquoi, puisque moi je vivais à Yemberen, une sous-préfecture de surcroit, j’ai été obligé de me déplacer à chaque étape de formation. Ainsi, de 1954 à 1960, j’ai effectué mes études primaires à l’école de Yemberen ;
De 1960 à 1962, j’ai fréquenté la 7ème et la 8ème au collège de Dalaba ;
En 1962-1963 j’ai fait la 9ème à Mali où j’ai obtenu le brevet ;
De 1963 à 1965, orienté au lycée de Labé, j’ai fait la 10ème et la 11ème pour obtenir la première partie du baccalauréat qui se faisait en 11ème année.
J’ai ensuite rejoint, en 1965-1966, la 12ème au lycée classique de Donka où j’ai obtenu la deuxième partie du baccalauréat.