Coup d’Etat en Guinée-Bissao : La France condamne et apporte son soutien aux initiatives prises par la Cédéao à Abidjan !

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Suite au coup d’Etat intervenu le 12 avril 2012 par des soldats suivi de violences contre le domicile du Premier ministre, Carlos Gomes junior, candidat arrivé le 18 mars 2012 en tête du premier scrutin aux élections présidentielles en Guinée-Bissao, avec un peu plus de 49% des suffrages exprimés, au cours d’un point de presse, la France, par la voie de son ministre des Affaires étrangères, a vivement condamné cette situation qui a une fois encore, replongé le pays dans un autre impasse.

« La France condamne l’usage de la violence et appelle les forces armées au respect de la Constitution et des institutions démocratiques bissau-guinéennes. » Il poursuit en disant que « les autorités intérimaires de Guinée Bissau sont les garantes du respect de l’ordre constitutionnel et de l’Etat de droit. Il leur appartient de conduire le processus électoral en cours à son terme dans un climat apaisé et de façon libre et transparente. »

Le chef de la diplomatie française a indiqué que « La France apporte son soutien aux initiatives prises lors de la réunion le 12 avril dernier à Abidjan par la CEDEAO, pour une stabilisation durable de la Guinée-Bissao. »


Sur les questions relatives à aux informations que la France a à sa disposition, est- ce qu’on peut parler de tentative de coup d’Etat ?
Alain Juppé répond en ces termes : « Réponse non à votre seconde question, ce qui nourrit notre inquiétude. Nous n’avons pas d’information sur le sort du président intérimaire.

En réponse à votre première question, effectivement la situation est confuse, c’est difficile de savoir exactement se qui s’est passé, c’est difficile de savoir exactement ce qu’il y a derrière, le résultat c’est qu’il y a eu des actes de violences, donc on essaie d’y voir un peu plus clair. On appelle ceux qui sont garants de l’ordre constitutionnel et de la sécurité en Guinée Bissau à leurs responsabilités, c'est-à-dire les autorités intérimaires et les forces armées. Nous appuyons également les efforts de la CEDEAO qui a évoqué ce sujet hier lors de sa réunion à Abidjan. La CEDEAO a pris un certain nombre de mesures destinées à apaiser les tensions à Bissau. »

Il a enfin indiqué que « La France a appelé au respect de la date du second tour de l’élection présidentielle, c'est-à-dire le 29 avril. Elle a décidé également l’envoi d’une mission de bons offices. Elle a examiné également la possibilité, si la situation le demandait, d’envoyer des observateurs pendant le processus électoral, et elle a également prévue la signature d’un protocole d’accords entre la Guinée-Bissau et la CEDEAO après l’élection du président de la République. Je comprends qu’il y a également un petit contingent de forces angolaises présentes en Guinée Bissau qui devrait rester et passer la relai à une éventuelle présence de la Cédéao, tout cela est encore en cours de discussion. Enfin, s’agissant des ressortissants français à Bissau, notre ambassade est très vigilante également sur cet aspect des choses. »

Selon les informations à notre possession, après la réunion à huit clos tenue à Bissau entre certains leaders politiques et la junte, il ressort que le président intérimaire, le PM Gomez et le Chef d’état major général des armées ont été bel et bien arrêtés par les soldats putschistes.

Zoom de factuguinee.com

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