Page noire à présidence : Mouctar Laho n’est plus !

ACTUALITE 1

La famille des pionniers de la presse écrite guinéenne, et plus généralement celle de la profession tout entière, s’est encore rétrécie le 19 avril dernier. Ce jour-là, en effet, s’est éteint à son domicile notre confrère Mouctar Laho Diallo par suite de maladie dans sa 64ème année.

Né le 27 octobre 1948 à Conakry, Mouctar Laho est décédé dans la nuit du jeudi 19 avril à son domicile à Hamdallaye. Depuis des années, M. Laho était malade et sa dernière évacuation à Dakar après le Maroc est intervenue, il y a quelques mois.

Pour ses collaborateurs, c’était un homme joyeux, toujours disposé pour le travail, ce qui explique d’ailleurs sa longue durée au Bureau de presse de la Présidence de la République de Guinée, comme chef service Presse et Interprétariat jusqu’à la fin de la transition.

Mouctar Laho a débuté sa formation dans son Kindia natal, où il a fait ses études primaires, avant de revenir à Conakry (lycée classique de Donka) pour débuter le second cycle. Il repartira à Kindia pour le lycée, où il obtint le bac 1 et le bac 2 avec brio (Major, mention très bien).

Pour les études supérieures, Laho, pour les amis, les a passées en Allemagne : Institut des langues HERDER de Lepzig (certificat de linguistique en 1969), Fac de Médecine à l’université Martin Luther King Wittenberg de Halle/Haale (Licence en 1973) et l’Ecole supérieure de journalisme de Berlin (Licence en journalisme d’investigation – 1976).

Avant de revenir à Conakry, Mouctar Laho a passé quatre ans (1978 – 1982) en Côte d’Ivoire, où il a été médecin à la clinique GFCI de Marcory (Abidjan). De retour au pays, il est chargé des relations extérieures de la société VEB Innenprojekt/DDR – Hôtel Gbessia (1983 – 1984).

Deux ans après, il décide de se lancer dans le journalisme. De 1986 en 1990, Laho est au quotidien national HOROYA, journaliste puis chef de rubrique Nation. Parlant couramment l’anglais, le français, l’espagnol et l’allemand, Laho est repéré et affecté au Bureau de presse de la présidence de la République en 1992. Depuis, il a fallu le destin pour le faire quitter ce service. Un départ pour toujours. Après la levée du corps à l’hôpital Donka ce vendredi, la dépouille mortelle a été transportée à Kindia pour l’enterrement où, comme sentant la fin venir, Mouctar Laho avait demandé d’être inhumé.

A toutes les familles éplorées par cette disparition, le Bureau de Presse et l’ensemble du personnel de la Présidence présentent leurs sincères condoléances. Requiescat in pace !

Bureau de Presse de la présidence

1 Commentaires

  1. Youla

    Paix á ton àme! Nous nous étions perdu de vue depuis le Lycée de Donka. Triste!

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas visible sur le site *

Le Factuel de Guinée est un magazine d'informations sur la Guinée. N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques.

Back to Top