Crises malienne et bissau-guinéenne : La Cédéao déterminée à trouver la solution par tous les moyens

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Dans le cadre de la résolution des crises malienne et bissau-guinéenne, à l’invitation du président de la république de Côte d'Ivoire et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Dr Alassane Dramane Ouattara, les Chefs d’Etat et de Gouvernement la Cédéao étaient réunis hier jeudi 26 Avril 2012 à Abidjan, capitale économique de Côte d’Ivoire. A cette occasion, les partenaires de l’organisation régionale étaient de la partie.

Sur le Mali, la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement a pris acte de la mise en place des organes de transition conformément à l'Accord cadre, en particulier de l'installation du Président par Intérim, de la nomination du Premier Ministre et du gouvernement. Elle s’est félicitée de l'esprit de sacrifice et de dépassement dont ont fait preuve les populations maliennes et leurs dirigeants, dans l'intérêt de l'unité et de l'intégrité de la Nation.

Ainsi, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont décidé de porter la transition malienne sur une période de 12 mois, au cours desquels les élections présidentielles doivent être organisées pour choisir un nouveau Président. Du coup, le Sommet a décidé aussi d'étendre le mandat des organes de transition, notamment le président par intérim, le premier ministre et le Gouvernement sur cette période de 12 mois pour assurer, dans la limite des pouvoirs qui leurs sont conférés par la Constitution, la continuité de la gouvernance du pays.

Aussi, la Conférence a exhorté toutes les parties prenantes concernées à s'engager résolument dans la mise en œuvre de la feuille de route jusqu'à la tenue des élections présidentielles et la restauration de l'unité et de l'intégrité territoriale du Mali. Le cas de l’ancien président n’a pas été occulté. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement demandent que les autorités de transition garantissent non seulement le droit de retour au Mali de l'ex président, ATT et de toutes les autres personnalités forcées de quitter le pays mais aussi leur sécurité une fois au pays.
Le déploiement des services centraux de l'administration dans tout le pays en particulier dans le Nord a été exhorté par les Chefs d’Etat.

S’agissant de la rébellion au nord du Mali, en dépit de la prétendue déclaration unilatérale de cessez-le-feu par le MNLA le 5 avril 2012, le Sommet constate, avec préoccupation, la poursuite des atrocités au nord du Mali perpétrées par les rebelles, les groupes terroristes et les autres réseaux de criminalité transnationale organisés transformant ainsi le territoire occupé en une grande zone de banditisme et d'insécurité aigue avec des conséquences humanitaires graves. Contre cet état de fait, ils dénoncent l'occupation continue des régions de Kidal, de Gao et de Tombouctou par les rebelles. Ils réaffirment leur attachement à l'unité et l'intégrité territoriale du Mali et réitèrent leur détermination à assister le gouvernement du Mali dans la restauration de sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire, conformément aux dispositions pertinentes des Protocoles de la CEDEAO.

Dans un premier temps, la conférence a réaffirmé la proposition de médiation de la CEDEAO en vue d'un règlement négocié de la crise au nord du Mali. A cet égard, la conférence a renouvelé sa confiance au médiateur, Blaise Compaoré et l'encourage à persévérer dans ses efforts de médiation en concertation avec les pays voisins du Mali, à savoir l'Algérie et la Mauritanie jusqu'à la restauration de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays. D’autres Chefs d’Etat comme Goodluck Ebele Jonathan du Nigeria pour une résolution pacifique de la crise. Pour cela, toutes les mesures nécessaires visant à assister le pays dans le rétablissement de son unité et de son intégrité territoriale seront prises. Le déploiement de la Force en Attente de la Cédéao conformément au mandat a été approuvé.

En ce qui concerne la situation en Guinée Bissau, le pays où le chef d’Etat guinéen est médiateur, le principe fondamental de « tolérance zéro » contre le maintien du pouvoir par des moyens non constitutionnels a été annoncé. Ainsi, les Chefs d'Etat et de Gouvernement a demandé la libération immédiate et sans condition du Premier Ministre Carlos Gomes Junior, du Président par Intérim Raimundo Pereira ainsi que de toutes personnes illégalement détenues par la Junte, et leur remise à la disposition de la Cédéao, l'Union Africaine ou de l'ONU. Ils exigent à la junte la restauration immédiate de l'ordre constitutionnel.

Compte tenu du caractère particulier de la Guinée Bissau, le trafic de drogue, le crime organisé, l’assassinat de chef d’Etat, il a été décidé de déployer, avec effet immédiat, un contingent de la Force en Attente de la Cédéao (FAC) en Guinée Bissau pour faciliter le retrait de la Mission d'Assistance Technique et Militaire de l'Angola en Guinée Bissau (MISSANG), d'assister à la sécurisation du processus de transition et d'anticiper sur la mise en œuvre effective de la feuille de route du programme de réforme du secteur de défense et de sécurité. Dans cette perspective, la Conférence a approuvé le mandat de la FAC en Guinée Bissau.

Comme pour dire que rien ne sera plus tolérer.

Taliby Dos Camara, factuguinee.com

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