Le président de l’IRDED fustige les violations des droits de l’homme à travers des arrestations arbitraires des citoyens opérées par les forces de sécurités dans la commune de Ratoma

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Le président de l’Institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit (IRDED), Thierno Souleymane Baldé a animé, mercredi 28 novembre 2012, une conférence de presse à Conakry pour dénoncer la recrudescence des violations de droits de l’homme en Guinée.

Selon Thierno Souleymane Diallo, depuis l’assassinat le 9 novembre dernier, de la directrice nationale du trésor public, Mme Aïssata Boiro, les forces de sécurité font tous les jours des descentes musclées dans les quartiers de la commune de Ratoma pour procéder à des arrestations arbitraires de citoyens sans motifs. Ces citoyens sont souvent copieusement molestés par les agents de sécurité et incarcérés sans savoir pourquoi ils ont été arrêtés.

Pour le président de l’IRDED, l’avènement d’un régime civil issu des élections présidentielles de 2010 avait donné à tous les acteurs des droits de l’Homme l’espoir de voir enfin la justice guinéenne jouer pleinement son rôle en respectant et en faisant respecter les droits élémentaires des citoyens. Mais très malheureusement, dit-il, le manque de volonté politique de procéder aux reformes nécessaires à l’administration d’une bonne justice et la quasi démission des magistrats de notre pays, nous assistons à des violations répétées des droits fondamentaux des citoyens à tel point que la citoyens se pose la question de savoir à quand la justice pour tous.

Il a déploré le fait que ce gouvernement qui aurait dû mettre en place le conseil supérieur de la magistrature et prendre un décret d’application de son statut sur la base des recommandations issues des états généraux de la justice brille aujourd’hui par son silence.
A en croire Thierno Souleymane Baldé, des citoyens sont arbitrairement arrêtés, sans aucun motif, ni sur une base légale et mis en prison.

«Rien que dans la semaine du 19 novembre 212, plus d’une centaine de personnes ont été arrêtés sans convocation, ni mandat d’arrêt et détenus pendant plusieurs jours avant d’être libérés purement et simplement. Cette situation est devenue intolérable et inacceptable pour toute personne soucieuse du respect des droits de l’homme, du maintient de la paix et de l’unité nationale » dira en substance le président l’IRDED. Avant de préciser que l’exemple le plus choquant est celui d’Elhadj Mamadou Ciré Diallo qui a perdu son fils Zakariaou Diallo, le 3 avril 2012 et qui a porté plainte sans suite. La même personne se voit arrêtée et mis en prison on ne sait au nom de quelle justice.

Enfin, le président de l’Institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit lance un appel à toutes les personnes sans distinction d’appartenance ethnique ou religieuse à dire non à cette forme d’injustice qui ne dit pas son nom afin d’éviter à la Guinée de devenir un sanctuaire de l’arbitraire et de l’intolérance. Car, poursuit-il, la justice est l’affaire de tous. Il a réitéré l’engagement de son institution à rester mobilisé à poursuivre sans relâche le combat pour le respect des principes des droits de l’homme dans l’intérêt supérieur de toutes les populations guinéennes.

Mamadou Bailo Barry
+22464444184
Factuguinee.com

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