« Par devoir de solidarité, la Guinée sera toujours aux côtés du peuple malien… » dixit le ministre d’Etat François Lounceny Fall à l’envoie d’une troupe au Mali

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Au cours de son face-à-face avec la presse, le ministre guinéen des affaires étrangères et des guinéens de l'étranger, François Louncény Fall a clairement exprimé la position du gouvernement guinéen sur les crises militaires qui secouent certains pays africains comme le Mali, la Guinée Bissau et la République de Centrafrique.


La crise malienne ne pouvait ne pas rejaillir sur cette rencontre de Fall avec la presse. La Guinée et le Mali ayant en commun l’histoire, la géographie et la sociologie et appartiennent tous à la CEDEAO.

« Au Mali, nous rencontrons deux problèmes. Le premier, c’est l’ordre constitutionnel qui a été violé par la prise du pouvoir par les militaires, le deuxième, c’est l’intégrité territoriale du pays qui a été mise en cause avec l’irruption des forces d’agression au nord », a-t-il campé la situation. La CEDEAO, soutient Fall, très tôt a demandé le déploiement de forces au Mali.

« Nous avons mené depuis l’année dernière beaucoup de démarches. Nous avons été actifs aux côtés de nos autres collègues de la CEDEAO, les chefs d’État ont également mis beaucoup d’énergie pour que les Nations Unies puissent adopter une résolution autorisant le déploiement d’une force internationale pour sécuriser le Mali et restaurer son intégrité territoriale. Il y a plusieurs défis qui se posent dans ce pays. Le conseil de sécurité a autorisé finalement à la fin de l’année dernière une résolution évolutive sur le Mali.

Il y a d’abord la nécessité de dialogue entre le gouvernement, les groupes rebelles et ensuite il y a la question de la restauration de l’ordre constitutionnel. Naturellement, certains membres de la communauté internationale des Nations Unies avaient des positions différentes. Nous, nous réclamions le déploiement des forces pour arrêter l’avancée des troupes rebelles, d’autres grands membres du Conseil de sécurité mettaient plutôt le point sur la restauration de l’ordre constitutionnel.

Nous pensons que tous les deux points sont importants. Mais, avec le nouveau développement, on se rend compte que si on ne prend pas les mesures idoines maintenant, les forces pourraient avancer plus dangereusement vers le sud du Mali et des villes comme Mopti pourraient tomber entre les mains des rebelles. Je pense aujourd’hui qu’il y a des consultations intenses au niveau du Conseil de sécurité et au niveau de tous les États pour que la résolution puisse être activée rapidement et que l’on déploie les 3 mille hommes sur le territoire malien. Cela n’empêchera en rien, la poursuite du dialogue politique et aussi la restauration de l’ordre constitutionnel au Mali. Puisqu’il ne faut pas se voiler la face, il y a certes, le problème de l’intégrité territoriale mais il y a aussi l’ordre constitutionnel qui est atteint à Bamako.

Donc, il s’agira pour la communauté internationale de prendre en main, toutes ces données et faire en sorte pour que le Mali soit à l’abri de ces groupes terroristes qui se sont installés en faisant la différence entre les groupes armés. Ceux qui ont une question identitaire et qui peuvent discuter normalement avec le gouvernement et ceux qui sont pour la violence et le terrorisme qu’il faut absolument combattre. La question devient extrêmement importante avec l’évolution de la situation et je pense que la communauté internationale prend la mesure maintenant de ce que la CEDEAO a toujours exigé qu’il faut envoyer des troupes.

Ce qui vient de se passer va ouvrir certainement de nouvelles fenêtres d’opportunité pour le déploiement rapide de ces forces pour sécuriser d’abord le sud et faire en sorte que le dialogue se poursuive avec les groupes qui sont décidés à avoir un dialogue constructif et combattre par la suite les groupes terroristes tout en restaurant en même temps l’ordre constitutionnel à Bamako. La position de la Guinée, elle est celle de la CEDEAO. Nous avons une position très ferme. Et nous n’avons jamais approuvé de coup d’État au Mali et nous ne l’approuverons jamais.

Nous sommes contre la prise du pouvoir par la force et sommes contre les groupes terroristes, nous tenons à l’unité du Mali, un pays frontalier, un pays frère et nous sommes très conscients que s’il y a une instabilité au Mali, la Guinée pourrait être atteinte. Nous avons une longue histoire avec le Mali et nous pensons que par devoir de solidarité, la Guinée sera toujours aux côtés du peuple malien pour l’aider à traverser cette période difficile de son histoire. C’est notre rôle et nous allons l’assumer pleinement aux côtés des autres pays africains », a indiqué le patron de la diplomatie guinéenne à la presse.

Guineenews – factuguinee.com

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