« La Guinée et la Somalie championnes en mutilations génitales féminines » selon un rapport

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La Guinée et la Somalie restent les deux pays les plus affectés par les mutilations génitales féminines (MGF/E) à travers le monde, souligne les résultats d'une étude démographique et de santé.

Si des pays musulmans, comme la Mauritanie, l’Arabie saoudite ont pu inverser la tendance du fléau, en Guinée, malgré les efforts consentis par le gouvernement et de ses partenaires, le phénomène gagne chaque année de l’ampleur dans nos villes et villages en témoignent les statistiques.

C’est pour infléchir cette tendance, que Le Ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance en collaboration avec l’Unicef et l’UNFPA organise du 25 au 28 février, au centre islamique de Donka, un atelier de renforcement de capacité des journalistes des médias publics et privés sur les Mutilations génitales féminines.

A cette occasion, le représentant de l’Unicef, Gervais Havyarimana a rappelé que les mutilations génitales féminines (MGF) constituent une problématique qui affecte de milliers de femmes dans leur santé et leur intégrité physique.

A en croire l’expert de l’Unicef, selon les résultats d’une enquête de démographie et de santé publiés récemment, la Guinée et la Somalie restent  les deux  pays les plus affectés par cette pratique. Soit un taux de prévalence de 97 pour cent en Guinée.

« La Guinée est le seul pays à ne pas pouvoir changer ses indicateurs sur les mutilations génitales féminines. Or aucune religion, aucune recherche scientifique, aucune morale n’a pu montrer un avantage de cette pratique. Aucune religion ne peut accepter qu’un préjudice soit porté à autrui… » a notamment expliqué Gervais Havyarimana. Avant d’insister sur la responsabilité des médias en tant qu’acteur de changement de l’opinion pour inverser la tendance de cette problématique.

De son côté, le représentant de l’UNFPA a souligné que l’objectif de cet atelier est de produire un recueil d’articles sur l’excision afin de produire une revue ou des émissions radio et Tv pour mieux conscientiser les populations sur cette problématique.

Le secrétaire général du Ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Moriba Ramos Camara a, pour sa part, souligné que les statistiques sur les mutilations génitales féminines n’honorent pas la Guinée. Et pense que les médias sont des partenaires incontournables pour mener à bien les actions pour inverser la tendance. C’est pourquoi, dit-il, son ministère a voulu impliquer les médias dans le processus d’abandon de l’excision.

« Cette pratique n’est pas un précepte religieux puisqu’il y a beaucoup de pays comme l’Arabie Saoudite, la Mauritanie, le Maroc qui ne le font pas. Nous voudrons que cette pratique cesse. Nous voulons que les médias appuient le Ministère pour que le changement de comportement soit une réalité… » dira Moriba Ramos Camara. Avant d’ajouter que la formation des journalistes sur cette problématique contribuera au changement de comportement.

Faut-il rappeler que le taux de prévalence de cette pratique est de 97% en Guinée. Soit le 2e pays après la Somalie.

Mamadou Baïlo Barry
Factuguinee.com

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