La revue de la presse nationale du 14 au 20 mars 2011 !

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Cette semaine, la plupart des médiums de la place se sont penchés entre autres, sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre l'inflation, la nomination de Ahmed Kanté comme conseiller à la présidence chargé des questions minières, la disparition de l'artiste chanteur Balla Onivogui, et la passation de service manquée à la Sotelgui.

Pour l'hebdomadaire Le Diplomate dans son numéro 415, concernant la lutte contre l'inflation, il y a lieu de se demander: les mesures prises sont-elles efficaces?

Selon ce médium, << Depuis quelques années, l'économie guinéenne bat de l'aile, mais elle semble amorcer un virage dangereux depuis l'arrivée du Pr. Alpha Condé au pouvoir. En début de l'année 2011, le franc guinéen ne fait que dégringoler et les prix flambent. Entre les nouvelles autorités et les opérateurs économiques s'installe une incompréhension totale. Pendant que le gouvernement veut ramener l'économie nationale dans un cadre formel, les commerçants eux, se battent pour le maintenir dans l'informel et conserver ce qu'ils considèrent comme position acquise>>.

Cependant, d'après le Journal, << lorsque la corruption s'installe dans un système économique, elle biaise non seulement des règles de concurrence, mais permet aussi aux lobbies de se substituer aux décideurs publics. C'est exactement la situation que la Guinée a connu pendant la décennie de fin de règne du Général Lansana Conté>>.

Faut-il donc interdire les spéculations? s'est demandé Le Diplomate. Oui, a-t-il écrit. << Oui, il faut interdire la spéculation sans interdire les bureaux de change. Les agents de change officieux alimentent les spéculations par les rumeurs et la panique. En contrepartie, ils ne versent rien à l'Etat. Par contre, les bureaux de change, ouverts par des personnes qui souscriraient à un cahier de charges élaboré par la Banque centrale doivent exister. Non seulement, il est de l'intérêt de l'Etat de pouvoir mieux le contrôler, mais aussi de percevoir les taxes sur les activités des bureaux agréés et des impôts sur les bénéfices annuels>>.

Bref, conclura l'hebdomadaire, << la solution à ce dysfonctionnement de l'économie guinéenne, pour qu'elle soit durable doit être envisagé dans le cadre d'une réforme structurelle de grande envergure, touchant non, seulement les modes de gestion de la chose publique, mais aussi par le changement des administrateurs publics qui ont, depuis des années, créé, accompagné et entretenu des politiques publiques malsaines qui ont sapé les fondamentaux>>.

L'hebdomadaire L'Indépendant dans sa toute dernière parution s'est intéressé à la nomination de Ahmed Kanté en qualité de conseiller du président chargé des mines, avec rang de ministre.

A cet effet, à sa grande Une, il titre: Ahmed Kanté dans les bonnes grâces d'Alpha Condé!

D'après le canard, le directeur national des services des impots, Dr Ahmed Kanté qui a fait son entrée le 15 mars dans la sphère présidentielle a << assumé de 2007 à 2008 les fonctions de ministre chargé des mines dans le gouvernement de ''consensus'' du Premier ministre Lansana Kouyaté puis dans celui du Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré, avant d'être débarqué, trois mois avant le décès de feu Général Lansana Conté>>.

Mais, avec l'arrivée au pouvoir du CNDD, de multiples soubresauts finiront par secouer le ministère des mines. Choses qui prendront selon L'indépendant des tournures plus graves qui conduiront finalement Dr Ahmed Kanté en prison.

Jetant un regard particulier sur cette nomination, le canard terminera en ces termes: << Si aujourd'hui, d'aucuns perçoivent ce come-back de l'homme comme le signe irréfragable que le Président de la République, Alpha Condé attache à la révision des contrats miniers taxés, pour la plupart, de léonins pour la Guinée. D'autres estiment qu'il s'agit d'un juste retour de l'ascenseur pour ce cadre qui continue de bénéficier de préjugés favorables aux yeux d'une partie de l'opinion>>.

Pour sa part, dans son numéro 135, le quotidien privé de Guinée dans sa parution du 17 mars, colle à sa Une: L'orchestre Balla et ses baladins, orphelin de Balla Onivogui. << C'est le mardi 15 mars dernier que Balla Onivogui, chef d'orchestre de Balla et ses baladins est décédé suite à une crise cardiaque à l'âge de 73 ans>>.

A en croire La République, << cette disparition laisse un grand vide dans le milieu culturel où il laisse une empreinte indélébile>>.

<< En tant que musicien qualifié pétri de talent, le premier gouvernement de la République lui demande de participer à la renaissance de la scène culturelle de Guinée. De ce fait, il est d'office recruté avec certains autres musiciens de la place dans le premier orchestre national de Guinée: le syli orchestre. (...) Force est de constater que Balla Onivoqgui est devenu un repère, un symbole, une école. Il rejoint tous les membres fondateurs de l'orchestre Balla dans le royaume des cieux. Il laisse derrière lui deux veuves et dix enfants>>, écrit-il dans ses colonnes.

En outre, c'est la dispute entre deux fonctionnaires au sujet de la Sotelgui qui a attiré l'attention de nos confrères de La République.

Su ce, il titre: Passation de service manquée à la Sotelgui, deux directeurs pour un fauteuil sur fond de guerre de coordinations régionales

D'après le journal, << le décret signé par le Pr. Alpha Condé et qui nomme Morlaye Youla, jusque là directeur de l'ARPT, à la tête de la société des télécommunications de Guinée (Sotelgui), en remplacement de Moussa Kéita ne semble pas suivi d'effet immédiat sur le terrain. En effet, la passation de service qui devait se dérouler le lundi 14 mars dernier, n'a pas pu se tenir. Selon nos informations, certains proches du sortant ( mais qui refuse de sortir) Moussa Kéita se seraient opposés à l'application du décret présidentiel.

Selon les mêmes sources, ses proches ont sorti la grosse artillerie pour obtenir gain de cause. Ainsi, ils auraient mis à contribution quelques têtes d'affiche de la coordination mandingue. De fil en aiguille, la nouvelle de la désapprobation du départ de M. Kéita a pu être portée au Professeur Alpha Condé. Avec une certaine insistance de ''rapporter le décret limogeant Moussa Keita''. Ce dernier, raconte-t-on, aurait suffisamment mouillé le maillot (parfois à grosses gouttes financières) au profit du nouveau président guinéen lors de l'élection présidentielle. Même que Moussa Kéita aurait eu la chance d'avoir parmi ses proches collaborateurs un des fils de l'un des puissants ministres version RPG. D'où le blocage actuel à la Sotelgui>>.

Par ailleurs, continue La République, << l'autre coordination, celle de la Basse Guinée n'entend de cette oreille la non entrée en fonction de son ressortissant Morlaye Youla. Ainsi, apprend-on, lorsque le Pr. Alpha Condé s'est rendu à Kindia pour l'inauguration de la mosquée de Tafory, la semaine dernière, quelques ressortissants de la Basse cote lui auraient respectueusement exprimé leur souhait de voir M. Youla prendre effectivement fonction à la tête de la Sotelgui. Bref, pas question de rapporter le décret qui l'élève au poste de directeur général de cette société>>.

Le journal de conclure: << Le dernier mot revient sans doute au Pr. Alpha Condé. En attendant, Morlaye Youla et Moussa Kéita peuvent continuer à se regarder en chiens de faïence>>.

A le semaine prochaine !

Sy Adrien, le Factuel de Guinée

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