Mines : Qui trompent le Professeur Alpha Condé ?

ACTUALITE 0

C’est la question que bon nombre de citoyens Guinéen se posent actuellement. Pourtant, personne ne doute de la sincérité du chef de l’Etat dans son combat pour apporter le bien être à la population guinéenne. Mais puisque les mauvaises pratiques ont la peau dure en Guinée, le changement que les nouvelles autorités chantent et dansent dans toutes les occasions tarde à venir à cause de certaines personnes expertes dans la manipulation et qui ont réussi à s’introduire à la présidence de la république comme elles l'ont toujours réussi avec les différents chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du pays. Des ministres du changement qui voyage dans des avions des sociétés minières comme au bon vieux temps et au cœur de la corruption, donnent déjà des idées.

En effet, la signature de la convention minière entre l’Etat Guinéen et Rio Tinto sans le dépôt des résultats des études de faisabilité, ne serait ce que préliminaire a été froidement accueilli par les citoyens surtout avec la présence du chef de l’Etat, le président Alpha Condé. Car, selon certains observateurs et connaisseurs du monde des mines, rien ne pouvait expliquer cette décision qui frise au bradage du minerai de fer de Simandou. Dans le même temps, le chef de l’Etat gèle la reconstruction d’un chemin de fer vital pour l’économie nationale et la société guinéenne au détriment d’un projet dont la réalisation est dans les méandres des rêves. Puisque jusqu’à ce jour, aucune date officielle n’est encore donnée. Pendant ce temps, Rio Tinto s’enrichi à travers les bourses de Londres et de New York.

Si le président Alpha Condé n’était pas victime de manipulation, comment expliquer le fait qu’on privilégie une entreprise qui n’a rien prouvé après seize ans d’existence, deuxième rang mondial devant une société prête à commencer les travaux en finançant près de 4 milliards USD en trois ans et de surcroit premier rang mondial. Le Pr Alpha Condé signerait tous les dossiers que lui présentent ses ministres. Il est donc temps qu’il commence à écouter d’autres voix pour ne pas tomber dans le piège qui a tué l’Etat en Guinée. Car la corruption existe toujours en Guinée !

Selon nos sources, la société brésilienne VALE se propose de construire gratuitement le chemin de fer Conakry-Kankan dans le respect du standard comme l’a exigé le Pr Alpha Condé à hauteur de 1 milliard 200 millions USD en contrepartie du passage du minerai de fer vers le Liberia sur un peu plus de 200 km du côté du Liberia et de 100 km du côté de la Guinée. La construction de la mine de Zogota, des unités de traitement, la cité des travailleurs, la construction d’un aéroport à Kérouané et la standardisation de celui de N’zérékoré, entre autres.

C’est pourquoi plusieurs experts du monde des mines avaient crié que le mariage entre Rio Tinto et l'Etat sur l'exploitation des ressources minières guinéennes pourrait s'avérer dangereux pour la Guinée, mais... rien à faire, le Président a fini par succomber à la tentation du géant Anglo-Australien pour brader la face nord du Simandou, au prix, s'il vous plait, de 700 millions dollars US après près de deux décennies de présence sans aucun réel projet d'exploitation. Et sans paiement de taxes ni d'impôts. On se tait sur le fait que le minerai de Simandou a été depuis longtemps coté en bourse et faisait rentrer d'énormes d'argent qui ont servi au financement des projets en Australie. Mais qui est fou!

Pour revenir sur la signature de la convention signée la semaine dernière entre l'Etat guinéen et le Rio Tinto. En réalité, personne ne cerne encore assez bien les contours de cet accord, car trop de flous entourent encore les clauses de ce contrat: la durée et les taxes à prélever ne sont pas précisées, sans oublier que le permis d'exploration de cette société délivré en 1996, ainsi que le contrat d'exploration du Simandou signé en 2003 ne sont pas respectés.

A ce jour, Rio Tinto a des arriérés de plusieurs millions de dollars non remboursés auprès de l'Etat: il y a anguille sous roche, parce que même après l'exploration, Rio Tinto n'a jamais voulu rétrocéder la part de l'Etat. Certaines mauvaises langues disent même que cette société n'a jamais donné la vraie teneur en magnétites de ses explorations.

Tout le monde comprend mieux que le multi milliardaire et philanthrope Georges Sorros n'était pes venu à Conakry fortuitement au lendemain de l'investiture du Professeur Alpha Condé. Y compris la présence du patron de SFI, Thierry Tanoh, filiale de la Banque Mondiale et associée de Rio Tinto.

Beaucoup de citoyens ne comprennent pas pourquoi le Chef de l'Etat n'arrête pas de signer de nouveaux contrats miniers, alors que le code minier est toujours en relecture pour mieux l'adapter aux nouvelles réalités du pays. Cette situation pourrait tuer le nouveau code minier avant même sa naissance. Puisque chacun pourrait demander de signer sans l’attendre et le président devra l’accepter car, en droit, aucune société n’est supérieure à une autre.

Le Premier Ministre, Mohamed Said Fofana, lors de sa tournée à Kamsar pour conférer avec des hauts responsables de la CBG, une des dimensions nouvelles de ce nouveau code sera de faire bénéficier pour plus le Peuple de Guinée et les populations des localités concernées par les contrats qui seront signés. Pour l'instant on voit mal où est l'intérêt de Conakry dans cet accord Rio Tinto-Etat guinéen: mais peut-être que là aussi, il fallait récompenser un autre partenaire: Georges Sorros, comme Bolloré avec le contrat de cession du parc conteneurs.

Mais plaçons les choses dans leur contexte: vendredi 22 mars dernier, la Guinée et la multinationale minière anglo-australienne Rio Tinto ont conclu un accord sur l’exploitation du minerai de fer du Nord de Simandou, considéré comme le gisement le plus important au monde. D'après nos enquêtes, en échange d’une exonération fiscale d’un bon nombre d’années, le géant du fer versera 700 millions de dollars américains à son partenaire guinéen, avec comme autre terme que l'Etat ait une part d'actions de 15%, pouvant être revue à 35% à tout moment. Ce qui fait que la Guinée pourrait faire une production de 200 millions de tonnes de fer par an. Sauf que pour le moment, ni Rio Tinti, ni le gouvernement guinéen ne veulent faire le moindre commentaire.

Pourtant, la reconstruction du chemin de fer est aux yeux de la population guinéenne est plus importante que tous les papiers et argent que l'Etat peut prendre avec les sociétés minières. Car celui -ci touche en améliorant directement sa vie, son quotidien.

VALE qui serait prête à commencer les travaux sur le terrain, conformément à leur calendrier, au début de l’exploitation, l’Etat Guinéen pourrait gagner dans l’ordre de 670 millions USD par an, 1 milliard et poussières, après. Au moins non seulement des milliers d’emplois sont créés mais l’Etat est à l’abris des dettes et pourra fiancer les différents projets de développement. Sans compter le chemin de fer qui va générer des recettes par jour en termes de transport des passagers et des marchandises en répondant partiellement à l’impérieux besoin d’infrastructures de transport car, une locomotive de 50 wagons remplacerait 40 camions.

Nous suivons de près l'affaire!

Zoom de factuguinee.com

0 Commentaires

  1. Aucun commentaire pour le moment. Publiez le votre !

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas visible sur le site *

Le Factuel de Guinée est un magazine d'informations sur la Guinée. N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques.

Back to Top