« Quel que soit la tutelle de la CENI, il faut en faire une machine technique apte à organiser des élections crédibles et apaisées.» dixit Mamadou Taran DIALLO/ AGT Guinée.

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Dans un entretien accordé à notre reporter, le Président de l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT) et Président d’Honneur de la coalition nationale ''Publiez Ce Que Vous Payez'' Guinée (PCQVP) est revenu sur la visite de la délégation du Secrétariat International de l’ITIE en Guinée. En plus, Mamadou Taran Diallo a donné sa lecture sur les élections locales du 4 février 2018. Le Président de l’Association Guinéenne pour la Transparence s’interroge sur les modalités de désignation des chefs de quartiers et de districts.

Selon le Président de l’AGT, le pays a du chemin à faire dans la lutte contre la corruption. « Quand vous regardez le classement, la Guinée a du travail et des progrès à faire dans le cadre de la lutte contre la corruption, l’impunité et la promotion de la bonne gouvernance: 148ème/180 pays du monde, 31ème/49 pays en Afrique au Sud du Sahara avec une note de 27 points sur 100. Quel que soit les moyens que vous avez, il faut s’assurer de leur bonne gestion: mobiliser et attirer les fonds des investisseur pose la nécessité de leur sécurité, rentabilité et gestion efficiente aux fins du développement du pays » a-t-il indiqué.

Parlant du séjour du Secrétariat International de l’ITIE en Guinée, Mamadou Taran Diallo indique que cette visite s’inscrit dans le cadre de la deuxième validation de la Guinée. « On a actuellement une délégation du Secrétariat International de l’ITIE Guinée parce que nous nous préparons à faire la deuxième validation de la Guinée en juillet 2018 pour voir où est ce qu’on en est, quel sont les correctifs nécessaire qu’il faut apporter pour qu’on puisse être au rendez-vous » a-t-il souligné.

Par ailleurs, Mamadou Taran Diallo condamne les violences postélectorales. « Nous au niveau de l’Association Guinéenne pour la Transparence, on avait publié une déclaration pour dire qu’on souhaitait même qu’on fasse et les législatives et les locales couplées à la fois pour des économies de coûts électoraux et surtout réduire les risques de violence consécutives aux élections. Parce qu’à chaque fois qu’il y a des élections, il y a une psychose qui s’empare du pays pendant que le citoyen sachant ce que lui coûte les élections en argent, blessé, mort et dégât matériel se demande souvent à quoi lui sert ou lui rapporte un élu. Il faut condamner toute forme de violence avant pendant ou après les élections » martèle le Président de l’AGT, avant d’ajouter, « L’essentiel, quel que soit la tutelle de la CENI, indépendante ou dépendante, il faut en faire une machine électorale technique apte à organiser des élections et qui soit débarrassée de toute fraude et irrégularités susceptibles d’engendrer la contestation par la violence ».

Au Sénégal, par exemple, l’organisation des élections est réalisé par le Ministère en charge de l’Administration du Territoire suivant un consensus de la classe politique sénégalaise. Une mission étrangère et indépendante d’évaluation biométrique vient d’y relever de faibles erreurs ne mettant pas en cause l’organisation des prochaines élections. Sur la même lancée, Mamadou Taran Diallo s’interroge sur les modalités de la désignation des chefs de quartiers et de districts. « Vous savez comme on le dit il est difficile d’aligner les gens dans les quartiers et districts pour élire un bureau et son Président: pourtant la première élection de proximité pour les citoyens n’est t- elle pas l’élection des bureaux de quartier et de districts? On dit que dans chaque quartier ou district, le parti ou candidat indépendant ayant gagné la commune nomme ou désigne le bureau. Alors aujourd’hui comment on va procéder à des désignations à partir des résultats dans les communes où les citoyens ont porté leur choix sur des têtes de listes ou listes pour le Conseil communal dont ils avaient une connaissance approximative. Qu’est - ce - que ça va donner pour les quartiers et districts où les citoyens attendront les nominations. Du Président du Quartier ou du District voire même le Chef de secteur et du Maire qui est le plus prêt, le premier recours et secours de l’habitant? Il est judicieux d’ouvrir des pistes de réflexion sur le mode d’élection des quartiers et districts, les capacités techniques de la CENI pour qualifier et continuer à améliorer le choix de nos dirigeants et de notre machine électorale » a-t-il souligné.

Entretien réalisé par Sow Ousmane2 pour factuguinee.com

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