Communales 2018, Éducation et autres secteurs : la grande impasse !

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Les élections locales qui étaient attendues depuis 13 ans, ont finalement eu lieu le 4 février dernier. Si dans l’ensemble, la campagne s’est déroulée sans fausses notes aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, mais force est de constater qu’après le vote, les choses deviennent de plus en plus difficiles pour les Guinéens. Ajouter à cela la grève du SLECG version Aboubacar Soumah, rejoint cette semaine par l’l’UGTG. C’est donc la grande impasse …


Pour parler de bilan des différents affrontements, c’est aujourd’hui près d’une dizaine de morts et une trentaine de blessés qu’on a pu enregistrer jusque là, sans compter les dégâts matériels et le temps perdu, pour un pays comme le nôtre qui est en voie de développement.
Fallait-il vraiment s’y attendre ? « Oui », répond un observateur, faisant allusion aux dernières communales.


En effet, notre interlocuteur accuse et Apha Condé, président de la république, président du RPG-ARC-EN-CIEL et Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition, président de L’UFDG.


« Sinon, comment comprendre que pour des élections locales, ces deux poids lourds de la politique guinéenne battent campagne personnellement pour leurs différents candidats.
C’est dire que ceux-là qui seront élus, est-ce qu’on pourrait dire qu’ils sont les vrais élus ? », s’interroge-t-il, avant de répondre : « Non ! Parce que les gens auraient voté pour eux et non pour leurs candidats. »


Par ailleurs, c’est ce qui expliquerait la monté en puissance des candidats indépendants dans plusieurs localités ? « C’est évident, parce que la conséquence de cela est qu’en cas de gabegie, c’est le parti qui serait tenu responsable, or les gens votent pour celui qui est capable de les sortir du trou. Mais si ce dernier sait qu’il a l’appui sans faille de son leader et de sa formation politique, il ne se souciera de rien et il fera n’importe quoi », explique cet observateur.


Pour preuve, le RPG a choisi simplement de mettre son logo à la place de la photo de ses candidats. Qui veut dire que les populations ne savent pas qui est leur futur maire ?
D’autres raisons qui ont certainement découragé celles-ci à aller voter massivement le 4 février dernier ? Surtout quand on sait que nos politiciens ne sont plus crédibles aux yeux de ces populations!


Imaginez-vous, un Cellou qui crie à la fraude avant même le vote et le RPG qui dit être sûr de rafler toutes les communes. Voilà que le 5 février déjà les affrontements ont commencé.
Et sans attendre la fin de cette crise, une autre s’ajoute avec la grève des enseignants.
Deux semaines sans que nos enfants aillent à l’école, sans aussi que le gouvernement prenne des dispositions pour discuter avec Aboubacar Soumah. Justement, parce que cette grève est qualifiée d’illégale, de sauvage par Aplha Condé et ses hommes.


Dans tous les cas, ce n’est donc pas un inspecteur général du Travail qui va résoudre ce problème, quand bien Soumah sait que plusieurs de ses partisans sont au gnouf.
N’est-ce pas une astuce pour l’arrêter lui aussi ? Voilà qu’un autre syndicat, l’UGTG, vient aggraver la situation en lançant à son tour le mot d’ordre d’une grève illimitée. Et dire que cette centrale syndicale concerne tous les travailleurs de Guinée, les choses deviennent plus compliquées.


De l’autre côté, nous sommes à la deuxième semaine du scrutin, sans qu’on ne connaisse les résultats définitifs. Comme quoi, au pays d’Alpha Condé, tout va mal… C’est la grande impasse.

Qui pour nous sauver ?

Bamba Bakary Gamalo dans le LE BAOBAB N°143

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